<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Jackson London (.fr) &#187; Nouvelle</title>
	<atom:link href="http://jacksonlondon.fr/category/nouvelle/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://jacksonlondon.fr</link>
	<description>Le blog d&#039;un mec qui ecrit des choses avec des mots et de la conviction au fond des yeux</description>
	<lastBuildDate>Tue, 15 Jun 2010 21:19:35 +0000</lastBuildDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.8</generator>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
			<item>
		<title>La quete de la verite</title>
		<link>http://jacksonlondon.fr/2010/06/nouvelle-la-quete-de-la-verite/</link>
		<comments>http://jacksonlondon.fr/2010/06/nouvelle-la-quete-de-la-verite/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 08 Jun 2010 23:10:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jackson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelle]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://jacksonlondon.fr/?p=369</guid>
		<description><![CDATA[
Je m’appelle René et la quête de ma vie est de rechercher la vérité.
Rien de très incroyable sur ce point, des meilleurs que moi s’y sont aventurés avec plus ou moins de réussite, mais je pense que j’ai toutes mes chances. Je ne suis pas plus bête qu’un autre et j’ai de bonnes chaussures.
Ma quête [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-371" title="fire" src="http://jacksonlondon.fr/wp-content/uploads/2010/06/fire.jpg" alt="fire" width="500" height="333" /></p>
<p>Je m’appelle René et la quête de ma vie est de rechercher la vérité.</p>
<p>Rien de très incroyable sur ce point, des meilleurs que moi s’y sont aventurés avec plus ou moins de réussite, mais je pense que j’ai toutes mes chances. Je ne suis pas plus bête qu’un autre et j’ai de bonnes chaussures.</p>
<p>Ma quête a commencé un 24 juin. J’avais tout d’abord essayé de regarder à gauche mais il n’y avait rien. Cependant en un instant je jetai mon regard à droite et j’y trouvai une piste plus solide. En avançant dans cette direction j’arrivais vite au bout de ma chambre. Bloqué par un mur&#8230; Ironique n’est-ce pas ?</p>
<p>Par le plus grand des hasards ce mur était muni d’une porte. D’un simple mouvement je pu en tourner la poignée et me retrouver dans le couloir. Après ça mes colocataires osent toujours me dirent qu’il n’y a pas de Dieu ! Comme je leur dis à ce moment là et comme je le répèterai à tous les sceptiques « il n’y a de Dieu que dans les choses qui font avancer l’ordre du jour, et ça même le dimanche ».  Bien sûr ils haussent les épaules, mais les faits sont là : je me suis retrouvé dans le couloir.</p>
<p>Je sentais bien que je me rapprochais de la vérité. Le couloir entier avait un aspect bien particulier. Un aspect qui en ferait réfléchir plus d’un ! Les murs étaient verticaux et le parquet horizontal. Sans aucun doute un signe que tout est lié et que la vie n’est que la continuité de quelque chose de plus grand. Il ne me restait plus qu’à découvrir quoi.</p>
<p>A grands pas je sortais de chez moi et avant même d’avoir pu réaliser ce qui m’arrivait j’engageais la conversation avec la caissière du supermarché dans lequel je venais de rentrer. Apparemment il y avait d’incroyables réductions sur l’électroménager, mais elle n’avait aucune information sur la vérité. Elle eut tout de même l&#8217;amabilité de me dire de rentrer en contact avec le clochard qui faisait les poubelles à l’arrière du magasin.</p>
<p>Je la remerciai en lui offrant ma montre et me ruai vers la destination qu’elle m’avait indiquée. Effectivement j’y rencontrai Gérard, affalé sur le sol, apparemment extrêmement concentré sur le déchiffrage d’un emballage de croquettes pour chien. L’odeur d’alcool était omniprésente dans le local poubelle, mais je n’hésitais pas à m’adresser à lui.</p>
<p>Il interrompit sa besogne, l’air visiblement surpris. Cependant dès que je lui expliquai ma quête, ses yeux s’allumèrent d’une flamme sans pareil. Il se redressa, glissa dans une flaque de vin rouge. Il entreprit de ramper vers moi tout en marmonnant des insultes adressées à l’Eglise. Une fois à mes pieds, il trouva bon d’y régurgiter son dîner. Cela fait, il s’adressa à moi en ces termes:</p>
<p>« René, ton chemin est glorieux. Chacun sait que la vie a un sens caché. Chacun sait que les éléments ne sont pas du ressort des hommes. Eluard nous rappelle bien que nos ombres n’éteindront pas le feu, et c’est ainsi que la connaissance de notre ignorance est le premier pas vers de grandes choses. Tu recherches la vérité, je ne peux te la donner. Néanmoins il se trouve que je connais quelqu’un qui pourrait t’aider. Il s’agit de Dieu. »</p>
<p>Sa diatribe achevée il me regarda fixement. Ses grands yeux vitreux étaient suintant d’une avidité morbide hors du commun. Cette constatation ne fit que renforcer l’idée que j’avais qu’il s’agissait de l’homme de la situation: il me fallait approfondir cette piste à tout prix.</p>
<p><span id="more-369"></span></p>
<p>« Je ne suis pas intéressé par les religions dites ‘classiques’. Elles détournent l’homme de savoir de la vérité. J’ai également entendu dire au bistrot que Dieu était mort, ou au moins en vacances. Si c’est vrai, ton homme n’est qu’un imposteur et devrait être déféré en justice !</p>
<p>Le Dieu que les gens adorent tant n’est qu’un concept inventé par l’homme. Permets moi de te rappeler ce que Dostoïevski&#8230;»</p>
<p>Gérard s&#8217;interrompit pour attraper d’une main agile le rat qui passait entre ses jambes. Il lui trancha la jugulaire d’un coup de dent bien placé et plaça délicatement la bête agonisante dans la poche intérieure de son pardessus. Il retira son chapeau haut de forme un instant en signe de respect pour l’animal puis reprit.</p>
<p>« Dostoïevski nous disait donc que l’homme n’a inventé Dieu qu’afin de pouvoir vivre sans s’entretuer. Je partage cette théorie. Cependant ce qui fait la divinité n’est pas l’omniscience, c’est bel et bien le contrôle total des éléments naturels. Le feu, la terre, l’eau, l’air&#8230; c’est ce qui est l’essence même de notre monde.</p>
<p>- Effectivement. Retire tous ces éléments et il ne restera plus grand chose à faire le 14 juillet, pas même avec une bonne liasse de billets !</p>
<p>- Exactement. Et bien je connais un être qui a dépassé le niveau de conscience de la plupart des hommes. Il a réussi à contrôler les éléments naturels et peut les plier à sa volonté d’un simple geste. »</p>
<p>Je n’en croyais pas mes oreilles. Qui aurait cru que j’apprendrais de telles choses si rapidement ? Sûrement pas tous ces scientifiques qui, enfermés dans leurs laboratoires humides, ne font qu’agiter des éprouvettes pour justifier leurs salaires de ministre ! Heureusement qu’il existe encore des individus sensés pour guider les hommes tels que moi-même vers la vérité. Je m’empressai de demander plus d’informations à Gérard qui se fit un plaisir de continuer.</p>
<p>« Cet homme se fait appeler ‘Le Berger des âmes’ et demeure dans une charmante petite bâtisse non loin de Marne-la-Vallée. La décoration de son salon n’a pas de pareil et tu serais surpris de voir à quel point il est capable de transformer des meubles de récupération en éléments de déco. »</p>
<p>Il griffonna sur un morceau de sandwich une adresse et me dit de m’y rendre promptement. Il me  tendit sa note d’un air entendu et hocha la tête en fredonnant un air de jazz. Cette mélodie me transporta et je m’éloignais en claquant des doigts d’un air décidé.</p>
<p>Je pense que c’est à ce moment que je réalisai entièrement l’importance de ma quête. En effet j’étais près de rencontrer l’homme qui s’apparente le plus à Dieu sur cette terre. Ce n’est pas donné à tout le monde, même si je suis sûr que cela n’aurait pas impressionné un agriculteur. Tout le monde sait que les agriculteurs ne sont impressionnés que par des aubergines aux proportions gigantesques. Il est vrai que c’est un groupe à part, mais ce n’est pas la question.</p>
<p>Alors que j’entrais dans un transport en commun ayant pour direction Marne-la-Vallée, mon coeur était empli d’angoisses. Et si ce fameux berger des âmes ne me trouvait pas digne de lui ? Aurais-je dû apporter une boisson et non des chips ? Je décidai d’étouffer ces doutes en enfonçant un stylo dans mon oreille droite. L’échec de cette manoeuvre n’eu d’égal que la douleur qui s’ensuivit.</p>
<p>Ce fut donc l’oreille sanglante et l’esprit plein de questions que j’arrivai dans cette rieuse ville nouvelle de banlieue. L&#8217;accueil des habitants ne fut pas à la hauteur de mes espérances, mais je continue de penser qu’un passant m’adressa un sourire en coin avant de continuer sa route. Ce n’était pas la parade que j’avais imaginée, mais cela viendrait.</p>
<p>Après une bonne heure de marche hasardeuse je me trouvai enfin face à l’entrée de la maisonnette du berger des âmes. Devant la porte se trouvait un labrador à l’air énigmatique. Alors que je m’approchais pour sonner, le chien m’interrompit d’un geste ample de la patte.</p>
<p>« Comment oses-tu te présenter face à mon maître dans de tels vêtements ? Tu devrais avoir honte.»</p>
<p>Effectivement, le chien avait vu juste: je n’aurais jamais du me rendre devant le détenteur du secret de la vérité habillé uniquement d’un short rouge et d’oreilles de Mickey. Sans lui j’aurais sans doute gâché ma chance avec le berger des âmes comme j’avais gâché mon premier mariage.</p>
<p>Fort heureusement le labrador avait une robe de chambre de rechange et il me la prêta contre la promesse de l’emmener au parc après mon entretien avec Dieu. Rien de formel, mais il me fit bien sentir qu’il n’hésiterait pas à m’envoyer des huissiers si je ne respectais pas mon engagement. Je lui tapotai la tête en signe de reconnaissance et sonnai à la porte.</p>
<p>Je relâchais à peine le bouton quand une voix tonitruante se fit entendre dans l’interphone:</p>
<p>« Bien le bonjour l’ami ! Comment allez-vous ? Entrez s’il vous plaît, j’ai préparé du thé. »</p>
<p>La voix me transperça telle une flèche d’argent. Quelle force de persuasion ! Les fondations même de mon être étaient atteintes, je ne savais plus que penser. La seule chose que mon esprit était capable d’assimiler était une étrange envie de thé&#8230;</p>
<p>J’entrais alors dans la maison pour y trouver le fameux maître des éléments assis sur un lit à baldaquin. Il me fit signe de m’assoir à côté de lui. J’étais intimidé, bien sûr, mais ma quête était si cruciale que je trouvai la force de parler.</p>
<p>« Cher monsieur des âmes, je viens de la part de Gérard le clochard. Je suis à la recherche de la vérité depuis de longues heures. Je l’ai cherché dans mon appartement, puis dans un supermarché et enfin dans un local à poubelles. Toutes ces incroyables péripéties m’ont conduit à vous. Veuillez m’instruire, par pitié !</p>
<p>- Tu as bien fait, et je peux t’annoncer que ta longue quête va toucher à sa fin. En effet, je suis l’Alpha et l’Oméga. Je suis également le Delta et l’Epsilon ainsi que de nombreuses autres lettres grecques.</p>
<p>- Êtes-vous le Gamma et le Phi ?</p>
<p>- Non, mais je suis le Kappa et le Sigma.</p>
<p>- C’est déjà pas mal.</p>
<p>- Tout à fait. »</p>
<p>Il avait prononcé ces dernières paroles avec une sérénité hors du commun. Une aura impressionnante émanait de lui tandis qu’il buvait son thé avec fougue. Il remarqua mon intérêt et me proposa une tasse. J’acceptai avec plaisir.</p>
<p>« Je m’appelle Michel, mais tu peux m’appeler Le Berger des Ames. Comme mon apôtre Gérard a dû t’expliquer, je suis parvenu à contrôler les éléments. D’ailleurs tu as du rencontrer Garmr, mon chien.</p>
<p>- Oui, un animal charmant même si un peu à cheval sur le protocole.</p>
<p>- Exactement. Comme tu le sais, je contrôle la terre et ses animaux. J’ai ainsi pu lui donner le pouvoir de la parole. Depuis il est mon portier et se charge d&#8217;accueillir les visiteurs. Cela me permet d’économiser des sommes considérables car il accepte d’être payé en croquettes.</p>
<p>- Je n’en attendais pas moins du célèbre berger des âmes !</p>
<p>- Le thé est il à ton goût ?</p>
<p>- Si je peux me permettre, il est un peu froid&#8230; »</p>
<p>A peine eu-je fini ma phrase que mon interlocuteur claqua des doigts et le contenu de ma tasse se mit à bouillir. Je cherchais l’artifice qu’il aurait pu utiliser pour réaliser ce miracle et n’en trouvais aucun.</p>
<p>« Comme tu le vois, j’ai également contrôlé le feu.</p>
<p>- C’est mauvais pour le goût que de faire bouillir le thé. En plus maintenant il va falloir que j’attende un bon moment qu’il refroidisse&#8230;</p>
<p>- Mais tu noteras tout de même que je contrôle le feu. »</p>
<p>J’hochai de la tête, attristé par ce thé tant désiré que je ne pouvais boire. Michel me donna une tape sur l’épaule pour me consoler et continua.</p>
<p>« J’ai également maîtrisé l’air et l’eau.</p>
<p>- Qu’allez vous faire maintenant ? Allonger mon thé à l’eau froide puis souffler dessus ? Par pitié, plus de démonstrations ! J’ai totale foi en vous, Michel. A présent que diriez vous de parler de ma quête: savez vous où trouver la vérité ?</p>
<p>- Bien évidemment. Pourquoi crois tu que je me suis installé dans cette maison ?</p>
<p>- Des impôts locaux raisonnables à une faible distance de la capitale ?</p>
<p>- Non.</p>
<p>- Oh, je croyais que&#8230;</p>
<p>- Tu te trompais. Si je me suis installé ici, c’est que la vérité réside dans le jardin de cette maison. Viens avec moi. »</p>
<p>Tout en parlant il s’était levé et se dirigeait subrepticement vers une porte. Je le suivis et passai la porte après lui, question de courtoisie. Cette ouverture menait à son jardin où trônaient des pieds de tomate. Il me fit signe de me taire et pointa du doigt l’angle sud de la palissade entourant sa propriété.</p>
<p>« Regarde bien. »</p>
<p>Pendant un instant je ne vis rien, puis je finis par déceler une forme. Il s’agissait d’un petit chaton noir qui dormait en ronronnant. Michel se tourna alors vers moi et d’un air solennel il s’expliqua :</p>
<p>« Voici la vérité.</p>
<p>- Un chaton ?</p>
<p>- Oui. Ce chaton est la vérité.</p>
<p>- Oh.</p>
<p>- N’est-ce pas ? Mais ne le réveillons pas, il est très grognon si l&#8217;on interrompt sa sieste, et je n’ai pas l’argent que je lui dois&#8230; »</p>
<p>Tandis que j’observais l’animal, le berger des âmes arracha un pied de tomate et me le jeta au visage avec force.</p>
<p>« Il est temps de cultiver notre jardin ! »</p>
<p>J’essuyai la terre de mon visage et empoignai le pied de tomate. Et c’est ainsi que je m’en servis pour écrire ce texte que je compte léguer aux générations futures, en espérant faire de ce monde un meilleur endroit pour les hommes de bonne volonté.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://jacksonlondon.fr/2010/06/nouvelle-la-quete-de-la-verite/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Midi a Paris</title>
		<link>http://jacksonlondon.fr/2010/03/midi-a-paris-nouvelle/</link>
		<comments>http://jacksonlondon.fr/2010/03/midi-a-paris-nouvelle/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 24 Mar 2010 22:01:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jackson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelle]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://jacksonlondon.fr/?p=303</guid>
		<description><![CDATA[
Jacques.

Voilà bien vingt ans que Jacques vit dans la capitale et à chaque fois qu’un ami étranger lui rend visite c’est toujours la même rengaine: « Tu as tant de chance d’habiter Paris, c’est la plus belle ville du monde ! ». Le tout est bien entendu accompagné d’exclamations devant les champs Elysées et de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://jacksonlondon.fr/wp-content/uploads/2010/03/midi-a-paris.png"><img class="aligncenter size-full wp-image-306" title="midi-a-paris" src="http://jacksonlondon.fr/wp-content/uploads/2010/03/midi-a-paris.png" alt="midi-a-paris" width="563" height="993" /></a></p>
<h3><strong>Jacques.<br />
</strong></h3>
<p>Voilà bien vingt ans que Jacques vit dans la capitale et à chaque fois qu’un ami étranger lui rend visite c’est toujours la même rengaine: « Tu as tant de chance d’habiter Paris, c’est la plus belle ville du monde ! ». Le tout est bien entendu accompagné d’exclamations devant les champs Elysées et de mâchoires tombantes devant le Louvre.</p>
<p>Dans de tels moments il a appris à hocher de la tête d’un air supérieur. Il faut bien justifier pourquoi il est prêt à débiter un loyer exorbitant pour vivre dans le centre de cette fameuse ville lumière. Une vue sur la tour Eiffel, tout le monde en rêverait&#8230; Lui il l’a. En bas de chez lui, une petite rue piétonne rajoute à cette atmosphère qui fait rêver ses visiteurs. Il faut dire que les stéréotypes s’y bousculent pour le plus grand plaisir des touristes. Il n’y à qu’à regarder le vendeur de fromage  qui, affublé d’un béret, hurle les dernières promotions aux passants flânants sur les pavés.</p>
<p>Ajoutez deux lettres à Paris et c’est le paradis clamait Jules Renard du haut de son début du siècle. Cette idée laisse un goût amer dans la bouche de Jacques qui aimerait traîner l’écrivain dans le métro qu’il doit prendre tous les matins. Comme beaucoup d’autres il se sent escroqué : qui aurait cru que ces deux lettres supplémentaires coûteraient si cher ?</p>
<p>En effet ce que Jacques se garde bien de dire c’est que, pour réussir à faire son trou ici, il a du abandonner ses envies de soupe à l’oignon et autre café bu en terrasse. A la place il doit subir la masse agglutinée dans les transports, chacun préoccupé par son petit destin économique. Il ne faut pas rater la fermeture des portes du métro, quitte à renverser cette petite vieille d’un coup d’épaule. Chaque minute compte jusqu’à la retraite !</p>
<p>Son travail est relativement intéressant. Il doit multiplier les heures supplémentaires pour contenter son chef, mais certains diraient qu’il a réussi professionnellement. Ses vêtements font d’ailleurs office de proclamation officielle de sa position sociale.</p>
<p>Cependant il lâcherait bien tout pour pouvoir porter un béret et jouer à la pétanque au parc Montsouris. Certains disent « clichés », lui il y verrait presque une réalisation personnelle. Est-ce un crime de vouloir ralentir le rythme de la capitale pour enfin la voir comme un étranger ?</p>
<p>A force de ressasser ses idées, il finit par s’arrêter en pleine rue. L’élément déclencheur fut l’église Notre Dame qu’il longe tous les matins pour se rendre au bureau. Il ne se rappelle même plus quand il s’est arrêté sur le parvis pour profiter de la vue.</p>
<p>Les bouquinistes sont là, leurs livres passent de main en main et Jacques est arrêté devant leurs petits stands, le regard dans le vague contemplant du coin de l’oeil le terrain de jeu des personnages de Hugo.</p>
<p>Il a du mal à respirer. Ce n’est pas la pollution qu’il ne sent même plus, mais plutôt sa cravate qui commence à lui serrer le cou plus que d’habitude.</p>
<p>Un gamin passe devant lui à vélo. Un passant le bouscule avec un air exaspéré devant son immobilisme &#8211; encore un putain de touriste.</p>
<p>Un peu plus loin Jacques voit son bureau. Il voit aussi très bien ce qui l’attend pour le reste de la journée et cela n’a rien d’enthousiasmant. S’enfermer dans une pièce. Tapoter sur un ordinateur. Avoir soixante-dix ans. S&#8217;exiler en province et mourir. Tout ça parait comme un gâchis quand on peut battre le pavé de Paris, grimper la butte Montmartre ou encore boire un verre de rouge le coude posé sur le zinc.</p>
<p>Sans même s’en rendre compte Jacques enlève sa cravate qu’il jette avec dédain. La veste de costume finit par accompagner la bande de tissu sur le sol.</p>
<p>Certains verraient une victoire dans ce petit tas textile sur la chaussée, mais Jacques est perdu. Il contemple ses vêtements la tête pleine de dîners parisiens, de pot-au-feu, de cigarettes savourées en terrasse et d’un air vague chanté par Piaf. En secouant la tête il se rend compte des possibilités de cette ville.</p>
<p>Les minutes passent avant de s’arrêter.</p>
<p>Jacques est soudainement tiré de sa torpeur par un son strident venant de sa veste sur le sol. Un reproche ? Non, bien sûr que non, c’est son téléphone qui l’arrache à sa rêverie. L’espace d’un instant il veut écraser avec force son appareil, le réduire en bouillie afin qu’il se taise.</p>
<p>Au lieu de ça, il se baisse lentement, s’agenouille, fouille ses poches et tire le portable d’une d’elles.     Réflexes presque mécaniques. Une fois décroché, il entend la voix de son patron.</p>
<p>Il est en retard.</p>
<blockquote><p>Texte écrit dans le cadre d&#8217;un projet qui ne verra sûrement jamais le jour.</p>
<p>Thème: &#8220;Midi à Paris&#8221;</p>
<p>Dessin par <a href="http://www.flickr.com/photos/visiblestuff/4457954417/in/set-72157620642146603/">Julien Lallevé</a></p></blockquote>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://jacksonlondon.fr/2010/03/midi-a-paris-nouvelle/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Combat</title>
		<link>http://jacksonlondon.fr/2010/03/combat/</link>
		<comments>http://jacksonlondon.fr/2010/03/combat/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 12:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jackson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelle]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://jacksonlondon.fr/?p=269</guid>
		<description><![CDATA[
Aujourd’hui est le jour où je vais me lever contre l’oppression capitaliste dans son ensemble. Pendant des années je me suis laissé marcher sur les pieds par les grandes entreprises qui oppressent sans honte. Se détacher de l’immobilisme ambiant est mon but à présent. Je suis plus déterminé que jamais et rien ne pourrait m’arrêter. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-270" title="capitalisme" src="http://jacksonlondon.fr/wp-content/uploads/2010/03/capitalisme.jpg" alt="capitalisme" width="500" height="375" /></p>
<p>Aujourd’hui est le jour où je vais me lever contre l’oppression capitaliste dans son ensemble. Pendant des années je me suis laissé marcher sur les pieds par les grandes entreprises qui oppressent sans honte. Se détacher de l’immobilisme ambiant est mon but à présent. Je suis plus déterminé que jamais et rien ne pourrait m’arrêter. Le système n’est qu’un concept prêt à être déchiré.</p>
<p>J’en suis enfin convaincu.</p>
<p>Tandis que je rentre dans le magasin je ressent ce besoin de bouleverser, de choquer. Les produits s’étalent devant moi jusqu’à me faire vomir. Une véritable débâcle de consumérisme, déballant ses entrailles jusqu’à l’obscénité. L&#8217;abcès est exhibé à tous, en pleine rue. Toi aussi achète ton morceau de rêve en promotion.</p>
<p>La machine a déplacé les pulsions humaines vers l’assouvissement d’une envie vulgaire optimisée par des publicitaires. Il me faut la blesser en son sein.</p>
<p>Je marche vite entre les allées et me dirige vers mon but. Je suis venu en repérage ce matin, il n’y a pas d’erreur possible. En quelques foulées je suis déjà devant le rayon qui m’intéresse.</p>
<p>Rien n’a changé. Parfait.</p>
<p>Mes yeux scrutent rapidement les alentours à la recherche d’un des drones en uniforme qui pullulent ici. Rapidement l’un d’entre eux se présente à moi.</p>
<p>Hélas pour lui, je lui montre l’erreur d’étiquetage que j’avais repéré plus tôt et réclame une ristourne sur un rasoir électrique. Contraint, il n’a d’autre choix que d’accepter.</p>
<p>Voilà huit euros qu’ils n’auront pas.</p>
<p>La résistance commence.</p>
<blockquote><p><em>Photo par <a href="http://www.flickr.com/photos/redneck/2376965704/">Ricardo Martins</a></em></p></blockquote>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://jacksonlondon.fr/2010/03/combat/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>L&#8217;amour de Jesus</title>
		<link>http://jacksonlondon.fr/2010/03/amour-jesus/</link>
		<comments>http://jacksonlondon.fr/2010/03/amour-jesus/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 11 Mar 2010 00:20:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jackson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Nouvelle]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://jacksonlondon.fr/?p=274</guid>
		<description><![CDATA[
Je vous propose cette histoire :
La scène se situe dans un cabaret de New York. Toutes les fenêtres sont fermées à par celle située près de la porte. Elle laisse entrer une lumière blafarde. Seul au milieu de la pièce, un homme sue abondamment. Serait-ce la pression de la société moderne ?
Il contemple intensément un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-275" title="jesus" src="http://jacksonlondon.fr/wp-content/uploads/2010/03/jesus.jpg" alt="jesus" width="500" height="375" /></p>
<p><strong>Je vous propose cette histoire :</strong></p>
<p>La scène se situe dans un cabaret de New York. Toutes les fenêtres sont fermées à par celle située près de la porte. Elle laisse entrer une lumière blafarde. Seul au milieu de la pièce, un homme sue abondamment. Serait-ce la pression de la société moderne ?</p>
<p>Il contemple intensément un gigot. Quelles sont ses intentions ?</p>
<p>Soudain un ébéniste surgit de la brume. Nous connaissons tous sa profession grâce aux cales qu&#8217;il a sur les mains. Il attrape le gigot et commence à gesticuler avec fougue et érotisme.</p>
<p>Le premier homme entre dans sa danse. Rien n&#8217;arrêtera donc ce ballet d&#8217;outre tombe ?</p>
<p>C&#8217;était bien sûr sans compter sur la présence divine. Une droite bien placée détrône les danseurs abasourdis. Ils se retournent pour découvrir Jésus, la chemise déchirée. Il tressaute comme un bouquetin et disparait dans l&#8217;obscurité.</p>
<p>Les deux hommes comprennent le message et dévorent le gigot avec passion.</p>
<p><strong>Qu&#8217;avons nous appris ?</strong></p>
<p>1 &#8211; Les rues de New York sont peut être sûres la nuit, mais il n&#8217;en va pas de même pour les cabarets</p>
<p>2- Jésus à toujours le dernier mot</p>
<p>3- L&#8217;amour triomphera, si un gigot est en jeu</p>
<p><strong>Quel message donner aux enfants ?</strong></p>
<blockquote><p>Un gigot de perdu</p>
<p>Deux hommes frappés par Jésus</p>
<p>Un amour retrouvé</p>
<p>La charcuterie fut consommée</p></blockquote>
<p>Un point c&#8217;est tout.</p>
<blockquote><p><em>Photo par <a href="http://www.flickr.com/photos/babblingdweeb/283814709/">babblingdweeb</a></em></p>
<p><em>Musique à écouter en lisant ce post: <a href="http://www.youtube.com/watch?v=XMjgSkfQPSY">Bret&#8217;s Angry Dance</a><br />
</em></p></blockquote>


<hr /><p>D'autres choses à lire:</p><ol><li><a href='http://jacksonlondon.fr/2009/10/idee-de-piece-de-theatre-anarchie-amour/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Idee de piece de theatre #1 : Anarchie mon amour'>Idee de piece de theatre #1 : Anarchie mon amour</a></li><li><a href='http://jacksonlondon.fr/2010/04/le-sens-de-la-vie-selon-jesus/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Le sens de la vie selon Jesus'>Le sens de la vie selon Jesus</a></li></ol></p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://jacksonlondon.fr/2010/03/amour-jesus/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Journal de ses resistances</title>
		<link>http://jacksonlondon.fr/2010/01/nouvelle-journal-de-ses-resistances/</link>
		<comments>http://jacksonlondon.fr/2010/01/nouvelle-journal-de-ses-resistances/#comments</comments>
		<pubDate>Fri, 08 Jan 2010 00:46:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jackson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelle]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://jacksonlondon.fr/?p=257</guid>
		<description><![CDATA[
René est contre le système. Anarchiste de la première heure il se bat chaque jour contre une orde de comploteurs gouvernementaux assoiffés de sang. Tout du moins c’est sa théorie, et il la met en application dès le réveil. Grâce à mes contacts, j’ai pu acquérir un extrait de son journal personnel traitant de ses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-260" title="black_block" src="http://jacksonlondon.fr/wp-content/uploads/2010/01/black_block.jpg" alt="black_block" width="500" height="333" /></p>
<p><em>René est contre le système. Anarchiste de la première heure il se bat chaque jour contre une orde de comploteurs gouvernementaux assoiffés de sang. Tout du moins c’est sa théorie, et il la met en application dès le réveil. Grâce à mes contacts, j’ai pu acquérir un extrait de son journal personnel traitant de ses actions de résistance&#8230; </em></p>
<p><strong>Lundi</strong> :  Une fois de plus les commerçants de ma rue, capitalistes jusqu&#8217;à la moelle, avaient décidé de faire une opération promotionnelle. En signe de protestation je n’ai acheté qu’un pull rose à quinze euros.</p>
<p><strong>Mardi</strong> : Réunion de bataille avec les camarades. Nous sommes arrivés à la conclusion que le monde libre était un mensonge, que la fraternité n’existait pas et que Pascal était incapable de s’occuper correctement du ravitaillement en biscuits apéritif.</p>
<p><strong>Mercredi</strong> : Ma femme critique mon nouveau pull. Elle dit que le rose est une couleur ridicule. Je vois bien qu’elle ne fait que critiquer à demi mot la société de consommation… Je me dis que que ce mariage pourrait bien finir par marcher.</p>
<p><strong>Jeudi</strong> : Manifestation devant la mairie pour faire valoir nos revendications encore à définir. Je pense que ma pancarte, une gigantesque photo de moi mangeant une pomme avec rage, a fait passer un message fort.</p>
<p><strong>Vendredi</strong> : La police est venu chez moi. Apparemment j’aurais garé ma voiture à un endroit inapproprié. Ces fascistes n’ont pas compris que si j’ai laissé mon véhicule devant l’entrée de l’hôpital c&#8217;était simplement pour réclamer l’indépendance du Tibet.</p>
<p><strong>Samedi</strong> : Je prépare des cocktails molotov pour mettre la ville à feu et à sang. Hélas les camarades arrivent et nous finissons par enflammer Pascal à la place.</p>
<p><strong>Dimanche</strong> : Je me rend à la messe, je ne veux pas vexer les beaux parents.</p>
<blockquote><p>Écrit à l&#8217;origine dans le cadre d&#8217;un concours. Thème: Résistances. Limité à 1 page. J&#8217;ai fini par envoyer un autre texte que je publierais ici si il n&#8217;est pas sélectionné</p>
<p>Photo: <a href="http://www.flickr.com/photos/philippeleroyer/536504362/">Philippe Leroyer</a></p></blockquote>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://jacksonlondon.fr/2010/01/nouvelle-journal-de-ses-resistances/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 4: Abdel Kader</title>
		<link>http://jacksonlondon.fr/2009/09/rene-jouquart-super-prophete-%e2%80%93-chapitre-4-abdel-kader/</link>
		<comments>http://jacksonlondon.fr/2009/09/rene-jouquart-super-prophete-%e2%80%93-chapitre-4-abdel-kader/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 01 Sep 2009 12:00:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jackson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelle]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://jacksonlondon.fr/?p=68</guid>
		<description><![CDATA[René Jouquart: Super Prophète
Chapitre 4 &#8211; Abdel Kader

Abdel Kader, car tel était le nom d&#8217;Adbel Kader, était le plus grand des disciples. D&#8217;une part par sa taille qui dépassait la moyenne établie par certains d&#8217;entre nous, et d&#8217;autre part par son âme qui se révellait d&#8217;une grande aide lors des duels au pistolet de par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong>René Jouquart: Super Prophète</strong></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Chapitre 4 &#8211; Abdel Kader<br />
</strong></em></p>
<p>Abdel Kader, car tel était le nom d&#8217;Adbel Kader, était le plus grand des disciples. D&#8217;une part par sa taille qui dépassait la moyenne établie par certains d&#8217;entre nous, et d&#8217;autre part par son âme qui se révellait d&#8217;une grande aide lors des duels au pistolet de par le fait qu&#8217;elle se glissait derrière l&#8217;adversaire et lui donnait de petits coups de baton pour le déconcentrer.</p>
<p>Il choisi comme destination la ville de Grenoble car il y fesait bon vivre car le vent y soufflait par moment. Il décida de s&#8217;y rendre en trotinant sur une jambe car cela lui donnait plus de temps à méditer à sa rencontre avec l&#8217;ange de Dieu. Mais son voyage ne fut pas de tout repos. En effet, mis à part que le fait de trotinner sur une seule jambe n&#8217;est pas aisé, il rencontra le diable au détour d&#8217;un chemin de brousailles odorantes et ils eurent cette conversation qui est retranscrite dans son intégralité dans le livre des lamentations de ma gardienne d&#8217;immeuble :</p>
<p>Le diable surgissant de derrière un abricotier : Ooooh ! Je suis le diable !</p>
<p>Abdel Kader : Je vois ça, oui.</p>
<p>Le diable : Ne me crains tu pas ?</p>
<p>Abdel Kader, laconique : Evidement, mes parents m&#8217;ont toujours élevé dans la crainte de toute chose car ils étaient bons et souples. Mais je ne te crains pas plus que les balles perdues ou le basilic fermenté qui tua ma grand mère.</p>
<p>Le diable, troublé : Fichtre. Je t&#8217;apporte un message venu des plus profondes profondeurs de la Terre, ou je réside. Ne pars pas en quète pour Dieu !</p>
<p>Abdel Kader : Mais pourquoi pas ? Je n&#8217;ai rien à faire d&#8217;ici le mois prochain et je commence à peine à trouver mon rythme dans cette longue marche !</p>
<p>Le diable, désignant un bosquet : Regarde ce buisson. Il est en feu – car il l&#8217;était. N&#8217;est-ce pas un signe ?</p>
<p>Abdel Kader : D&#8217;après les didascalies ce n&#8217;est pas un buisson mais un bosquet. Quel démon es tu pour faire une si grossière erreur ?</p>
<p>Ce face à  face avec ses contradictions terrifia le démon qui retourna derrière son abricotier, penaud, laissant Abdel Kader triomphant et jubilant de sa victoire et de sa parfaite maîtrise de la langue française. Il regarda amplement la débacle de satan et repartit en se dandinant pour affirmer sa supériorité.</p>
<p>Il est à  noter que des témoins auraient vu le diable au cours de cette même journée et qu&#8217;il n&#8217;était alors que l&#8217;ombre de lui même, oubliant jusqu&#8217;à l&#8217;encre de feu pour signer ses pactes. Mais laissons le diable à ses mésaventures diverses et variées, ce ne sont pas nos affaires.</p>
<p>Après une longue marche, Abdel Kader arriva enfin à son but : Grenoble. Il y entra d&#8217;un pas décidé et bondissant et déclarant qu&#8217;il était le disciple du super prophète de Dieu et exibant son badge brodé main. Il attira ainsi l&#8217;attention de quelques autochtones qui étaient rassemblés autour d&#8217;un feu de poubelles. Ces derniers lui firent signe de venir se réchauffer avec eux, car il est vrai qu&#8217;il fesait plutot frisquet malgrès le soleil qui cognait dur. Une fois qu&#8217;il fut près d&#8217;eux, une vipère surgit du feu pour une raison qui lui est propre et s&#8217;arrocha à la main d&#8217; Abdel Kader en émettant un son sourd. Les hommes pensèrent « C&#8217;est surement un signe qui nous montre que cet homme est un assassin ! », mais il ne dirent rien par respect de leur invité. La vipère, cependant, ne mordait pas Abdel Kader mais à la place chantait distinguement un morceaux des Daft Punk. Tous tombèrent donc à genoux en hurlant « C&#8217;est un Dieu ! », car ils étaient complètement stupides.</p>
<p>Devant un tel accueil Abdel Kader regarda à gauche, puis à droite. Il se gratta le crane à deux reprises puis regarda encore à droite (tout ceci est consigné dans les archives de la ville en cas d&#8217;attaque des allemands). Une fois ceci fait, il pointa son doigt vers les autochtones étalés par terre et leur dit ceci :</p>
<p>Abdel Kader, d&#8217;une voix tonitruante : Relevez vous car je ne suis pas un dieu !</p>
<p>La foule, à  l&#8217;unisson : Mais si tu n&#8217;es pas un dieu, comment explique tu le miracle de la vipère ?</p>
<p>Après quelques explications, tout le monde fut rassuré et ils reprirent une activité  normale, chacun en fonction de ses compétences et de son envie du moment. Mais la conversation n&#8217;était pas finie pour autant car le disciple ne s&#8217;était pas déplacé pour rien :</p>
<p>Abdel Kader : Je ne suis pas Dieu mais son envoyé venu de Paris ! Je vous apporte la bonne nouvelle de l&#8217;église Optimum.</p>
<p>La foule, toujours à l&#8217;unisson car ils s&#8217;étaient consertés avant de répondre : Oooooh, mais c&#8217;est un message bien sympatique ! Dis nous en plus et nous t&#8217;en serons reconnaissant à tout jamais.</p>
<p>Et voila Abdel Kader qui répète ce que René Joucart lui avait expliqué, lui même l&#8217;ayant entendu de l&#8217;ange de Dieu.</p>


<hr /><p>D'autres choses à lire:</p><ol><li><a href='http://jacksonlondon.fr/2009/08/rene-jouquart-super-prophete-%e2%80%93-chapitre-3-les-disciples/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 3: Les Disciples'>Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 3: Les Disciples</a></li><li><a href='http://jacksonlondon.fr/2009/07/rene-jouquart-super-prophete-chapitre-1-la-genese/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Rene Jouquart: Super Prophete &#8211; Chapitre 1: La Genese'>Rene Jouquart: Super Prophete &#8211; Chapitre 1: La Genese</a></li><li><a href='http://jacksonlondon.fr/2009/07/rene-jouquart-super-prophete-%e2%80%93-chapitre-2-rene/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 2: Rene'>Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 2: Rene</a></li></ol></p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://jacksonlondon.fr/2009/09/rene-jouquart-super-prophete-%e2%80%93-chapitre-4-abdel-kader/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 3: Les Disciples</title>
		<link>http://jacksonlondon.fr/2009/08/rene-jouquart-super-prophete-%e2%80%93-chapitre-3-les-disciples/</link>
		<comments>http://jacksonlondon.fr/2009/08/rene-jouquart-super-prophete-%e2%80%93-chapitre-3-les-disciples/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 15 Aug 2009 12:28:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jackson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelle]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://jacksonlondon.fr/?p=66</guid>
		<description><![CDATA[René Jouquart: Super Prophète
Chapitre 3 &#8211; Les Disciples 
Les disciples étaient au nombre de quatre. Il y avait Abdel Kader, fils de son père et de sa mère, Julie Duval, fille de ses parents, entre autres, et Florent Migou, fils de la DAS et plus si affinités. Le quatrième était un passant, mais il ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong>René Jouquart: Super Prophète</strong></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Chapitre 3 &#8211; Les Disciples </strong></em></p>
<p>Les disciples étaient au nombre de quatre. Il y avait Abdel Kader, fils de son père et de sa mère, Julie Duval, fille de ses parents, entre autres, et Florent Migou, fils de la DAS et plus si affinités. Le quatrième était un passant, mais il ne resta pas longtemps car il avait rendez vous chez le teinturier et que ce dernier ne tollérait pas de retards. Tous vivaient dans le même immeuble que le prophète, ce qui était une bonne chose pour l’intendance et plus particulièrement pour la lessive en commun du samedi.</p>
<p>Ils étaient tous rassemblés ici bas dans le but de passer le temps, ce qui est une cause plutôt noble si l’on se place de loin et que l’on se cache un œil avec la main droite. Une fois décrétés disciples, ils brodèrent des écussons proclamant cette fonction à la face du monde. Cela fait, ils écoutèrent l’histoire de René. Eblouis par tant de phrases, ils demandèrent à parler à l’ange. Abdel Kader négocia trois cent euros, mais les autres n’eurent rien. Pour expliquer ce fait, René s’exprima en ces termes :</p>
<p>« Si l’agneau ne dit pas la vérité, la pluie ne fera pas de distinction entre le semeur et la graine ! Sauf si bien sur la statue de l’homme est bienveillante et belle et rutilante et bien huilée. »</p>
<p>Devant tant de science, les jeunes ne purent que ne pas comprendre. Ils demandèrent donc à René pourquoi il parlait en paraboles. Ce à  quoi René répondit :</p>
<p>« En vérité je vous le dis, si le sourd n’entend pas ce que le prophète lui dit, c’est bien normal ! Mais si l’aveugle au royaume des muets ne voie pas la poutre dans l’œil du prochain agneau, alors il sera béni comme le fruit des entrailles de l’Homme »</p>
<p>Il faut dire qu’à ce moment là René était dans un état second. Certains appelleront ça l’illumination divine, d’autres préfèreront un « il était complètement stone » beaucoup plus terre à terre. Quoi qu’il en soit, René prenait son rôle très au sérieux. Après ces belles paroles, l’ange réapparut devant les yeux écarquillés, éberlués, clignotant et bondissant du prophète et de ses disciples. Content de son effet, il leur chanta leur première mission sur un air de jazz dépassé. Cette mission consistait à se rendre dans toutes les capitales du monde pour recruter des fidèles. Rien de bien original en somme.</p>
<p>Cependant l&#8217;ange décida d&#8217;y ajouter une clause de confidentialité pour préserver ses intérets et ceux des actionnaires et ce n&#8217;est qu&#8217;une fois tous ces papiers signés qu&#8217;ils partirent chacuns vers la destination de leur choix. Sauf Julie Duval qui devait sortir les poubelles et qui ne partit que quelques minutes plus tard en boîtant de la jambe gauche car elle trouvait que ça lui donnait un air distingué, d&#8217;où l&#8217;expression « Avoir la jambe de Julie pour moustache » qui désigne la plupart des hommes de grande stature portant un postiche.</p>
<p>Et ainsi commença la grande aventure du super prophète et de ses non moins louables disciples à travres le monde et plus encore encore s&#8217;ils ont le temps.</p>


<hr /><p>D'autres choses à lire:</p><ol><li><a href='http://jacksonlondon.fr/2009/07/rene-jouquart-super-prophete-%e2%80%93-chapitre-2-rene/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 2: Rene'>Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 2: Rene</a></li><li><a href='http://jacksonlondon.fr/2009/09/rene-jouquart-super-prophete-%e2%80%93-chapitre-4-abdel-kader/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 4: Abdel Kader'>Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 4: Abdel Kader</a></li><li><a href='http://jacksonlondon.fr/2009/07/rene-jouquart-super-prophete-chapitre-1-la-genese/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Rene Jouquart: Super Prophete &#8211; Chapitre 1: La Genese'>Rene Jouquart: Super Prophete &#8211; Chapitre 1: La Genese</a></li></ol></p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://jacksonlondon.fr/2009/08/rene-jouquart-super-prophete-%e2%80%93-chapitre-3-les-disciples/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 2: Rene</title>
		<link>http://jacksonlondon.fr/2009/07/rene-jouquart-super-prophete-%e2%80%93-chapitre-2-rene/</link>
		<comments>http://jacksonlondon.fr/2009/07/rene-jouquart-super-prophete-%e2%80%93-chapitre-2-rene/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 30 Jul 2009 12:00:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jackson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelle]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://jacksonlondon.fr/?p=62</guid>
		<description><![CDATA[René Jouquart: Super Prophète
Chapitre 2 &#8211; René 
René  Jouquart est un artisan de la région parisienne. Il fait marcher son petit commerce de boucherie grâce à sa volonté et ses connexions dans le milieu de la danse classique. Tout allait bien jusqu’au jour où Dieu le choisit pour être son Super Prophète.
Cela se produisit un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong>René Jouquart: Super Prophète</strong></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Chapitre 2 &#8211; René </strong></em></p>
<p>René  Jouquart est un artisan de la région parisienne. Il fait marcher son petit commerce de boucherie grâce à sa volonté et ses connexions dans le milieu de la danse classique. Tout allait bien jusqu’au jour où Dieu le choisit pour être son Super Prophète.</p>
<p>Cela se produisit un soir de match du Psg. René était devant sa télévision à  recoudre distraitement un pièce de bœuf tout en regardant la partie quand un ange de lumière apparut devant lui …</p>
<p>Voici un petit résumé de l’épisode. Je n’inclurais pas les mimiques faciales du chien de René, Juky, qui se trouvait dans un panier au fond de la pièce.</p>
<p>L’ange, descendant du ciel, comme tout ange qui se respecte : O René ! Tu as été choisi par …</p>
<p>René, gesticulant: Tu es devant la télé !</p>
<p>L’ange : Mais je suis un ange …</p>
<p>René : Je vois bien ça. Tu aurais été éthéré que ça m’aurait bien arrangé !</p>
<p>L’ange : Ca ne t’étonne pas un minimum ?</p>
<p>René : Avec les temps qui courent …</p>
<p>L’ange, hurlant : RENE !</p>
<p>René : Oui ?</p>
<p>L’ange, plus bas : Ne répond pas, c’est juste pour faire un effet de style</p>
<p>René : Un effet de style ? Je suis en train de rater un match extrêmement important et môsieu fais des effets de style ?! Elle est belle la France !</p>
<p>L’ange : Je ne suis pas français</p>
<p>René : Je m’en fiche. Dis moi ce qui t’amène et vas t en que je regarde la fin du spectacle.</p>
<p>Sur ce, l’ange expliqua à René sa mission : créer l’Eglisium Optimum, la religion regroupant tous les peuples. Il expliqua également les buts et les aboutissements tout comme les divergences et la nécessité de parcimonie dans le choix des dates de récolte. Toutes ces informations informèrent grandement René, et son informationasitée n’avait alors d’égal que sa stupéfaction. L’ange, voyant que ces paroles avaient porté leurs fruits, fit signer un reçu de vision à René et partit rapidement par l’escalier prévu en cas d’incendie.</p>
<p>En fait René  était tellement abasourdi qu’il fallut que l’ange le rappelle sur son portable au moins 5 ou 6 fois avant qu’il décide de se lever.</p>
<p>Il faut noter le fait que l’ange avait laissé sa carte à René. Très jolie carte, avec une typo légèrement prétentieuse mais qui donnait tout de suite le ton. René le rappela donc avant de partir pour avoir plus de détails. Il négocia au passage plusieurs super pouvoirs de base des prophètes, un mois de congés payés et le pardon de ses pêchés. Content de son marché il abandonna ses biens matériels (sauf ses vêtements, il va sans dire qu’il n’allait pas laisser derrière lui son écharpe du Psg et ses mocassins en cuir imitation bois) et revendit ses actions. Une fois débarrassé de ce fardeau René démarra sa quête. En bas de son immeuble il trouva des jeunes en train de cracher sur le sol ou sur des personnes âgées, en fonction de la situation. Il leur s’adressa à eux en ces termes :</p>
<p>« En vérité je vous le dis, je suis René Jouquart, le super prophète de Dieu. Voulez vous me suivre dans ma quête ? »</p>
<p>Comme le temps était couvert, ils acceptèrent. René les béni selon les coutumes de l’immeuble puis  leur serra la main en hochant la tête d’un air entendu.</p>


<hr /><p>D'autres choses à lire:</p><ol><li><a href='http://jacksonlondon.fr/2009/08/rene-jouquart-super-prophete-%e2%80%93-chapitre-3-les-disciples/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 3: Les Disciples'>Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 3: Les Disciples</a></li><li><a href='http://jacksonlondon.fr/2009/07/rene-jouquart-super-prophete-chapitre-1-la-genese/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Rene Jouquart: Super Prophete &#8211; Chapitre 1: La Genese'>Rene Jouquart: Super Prophete &#8211; Chapitre 1: La Genese</a></li><li><a href='http://jacksonlondon.fr/2009/09/rene-jouquart-super-prophete-%e2%80%93-chapitre-4-abdel-kader/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 4: Abdel Kader'>Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 4: Abdel Kader</a></li></ol></p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://jacksonlondon.fr/2009/07/rene-jouquart-super-prophete-%e2%80%93-chapitre-2-rene/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Rene Jouquart: Super Prophete &#8211; Chapitre 1: La Genese</title>
		<link>http://jacksonlondon.fr/2009/07/rene-jouquart-super-prophete-chapitre-1-la-genese/</link>
		<comments>http://jacksonlondon.fr/2009/07/rene-jouquart-super-prophete-chapitre-1-la-genese/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 22 Jul 2009 04:25:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jackson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelle]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://jacksonlondon.fr/?p=59</guid>
		<description><![CDATA[René Jouquart: Super Prophète
Chapitre 1 &#8211; La genèse 
Au commencement, il y avait la Terre, les Etats-Unis et la Bretagne. Entre tout ça, il y avait de l’eau, ou le néant, en fonction de si on était un mardi ou un vendredi. A part ça, il n’y avait pas de quoi s’occuper, même avec beaucoup [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong>René Jouquart: Super Prophète</strong></p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Chapitre 1 &#8211; La genèse </strong></em></p>
<p>Au commencement, il y avait la Terre, les Etats-Unis et la Bretagne. Entre tout ça, il y avait de l’eau, ou le néant, en fonction de si on était un mardi ou un vendredi. A part ça, il n’y avait pas de quoi s’occuper, même avec beaucoup d’argent.</p>
<p>Dieu était alors un bon gars d’environ 1m80. Il vivait sur la côte Est des Etats-Unis et aimait bien se balader dans les champs et fumer de l’opium en jouant au tarot. Mais un jour, il se rendit compte que tout cela était lassant. Alors il pris la décision de créer des choses ici et là.</p>
<p>Il commença par mettre des poissons sur la terre. Les poissons, bien sur, ne pouvaient pas respirer. Ils se donc réunirent en colloques et élirent un représentant syndical pour parlementer avec Dieu. Au cours d’un débat retransmis a la télévision, ils parvirent tous à un accord. Les poissons iraient dans l’eau, et Dieu vit que cela était bon.</p>
<p>Ensuite Dieu créa des montagnes qu’il plaça sur la 5ème avenue, entre le magasin de chaussures et la pizzeria kacher. Bien sur, vu que personne n’occupait les lieux il n’y eu pas de problèmes, et Dieu vit que cela était bon.</p>
<p>Mais la solitude commençait à peser à notre Dieu, alors il créa des bestioles en tout genre : Fourmis, lions, castors et pingouins. Il leur délégua la charge de créer d’autres espèces et il alla se coucher. A l’aube du jour après la veille, des animaux remplissaient la Terre, et Dieu vit que cela était mignon, surtout les bébés phoques et les chatons bondissants à travers la campagne. Il appela alors un prophète qui passait par la et lui donna le premier commandement  « TU NE TUERAS POINT DE BEBES PHOQUES ». D’autres suivirent mais il n’en reste que celui là était le meilleur, et de loin.</p>
<p>Et il retourna se coucher. Mais cela était une erreur car on était encore en début d’après midi. Les animaux voyant cela se réunir et décidèrent d’aller voir Dieu et de lui tenir ces propos : « Toi qui est Dieu, pourquoi vas-tu te coucher à une heure pareille ! ». L’intéressé fut bien gêné pour répondre à cette question, et il décida que les animaux n’auraient plus le droit à la parole. Il fit de même pour les poissons car leur délégué syndical réclamait une mutuelle dentaire.</p>
<p>Quelques années passèrent et Dieu recommença à tourner en rond. Il décida donc de créer la femme. Une fois cela fait, il inventa le mariage et les lits à baldaquins et il vit que cela était bon. Mais la femme se mis à avoir des opinions et à sérieusement prendre la tête de Dieu, alors il inventa le divorce. Manque de bol, la femme inventa le droit d’obtenir 50% des biens du ménage et hérita ainsi d’une moitié d’omnipotence et de pouvoir absolu. Elle créa donc l’humanité car il lui fallait quelqu’un pour faire l’arbitre dans les combats de coqs clandestins qu’elle organisait.</p>
<p>Une fois que tous les humains furent sur la terre, il restait encore quelques détails à fixer. Dieu créa donc les continents, mit de l’eau entre sans tenir compte de la parité des jours, et il vit que cela était bon même s’il fallait prendre l’avion pour aller voir si l’herbe était plus verte ailleurs.</p>
<p>Les humains étaient assez stupides car même si il fallait s’occuper du potage qui était resté sur le feu, il ne faisaient rien d’autre que courir en hurlant. Certains se tapaient même la tête sur les murs. Dieu créa donc les philosophes et il vit que cela donnait mal au crâne. Une fois que les hommes furent instruits des fondements de la philosophie moderne, il créa les prophètes pour détruire tout ça et  commencer son église.</p>
<p>Manque de chance, les prophètes ne furent pas tous d’accord sur la façon d’aborder le problème et chacun fit son église dans son coin. Dieu était alors trop occupé à regarder les courses de lévrier à la télévision pour superviser les opérations. Les années passèrent et Dieu, trop omnubilé par les programmes de qualité de la télévision hertzienne, laissait faire les choses.</p>
<p>Ce n’est qu’en 2005 en allant a la cuisine pour chercher des apéricubes qu’il découvrit la situation : beaucoup trop de religions, pas assez de fidèles. Il décida alors de détruire l’humanité, mais il se reprit en pensant à tout le travail que cela allait lui coûter, sans compter qu’il devrait se mouiller avec la Mafia portugaise. Et puis le prix du baril de pétrole était bien trop haut pour cela. Il envoya donc un Super Prophète en se disant que le superlatif ferait illusion.</p>
<p>Voici donc les aventures de René Jouquart, le Super Prophète.</p>
<p style="text-align: right;"><em>La suite plus tard sur ce même blog</em></p>


<hr /><p>D'autres choses à lire:</p><ol><li><a href='http://jacksonlondon.fr/2009/07/rene-jouquart-super-prophete-%e2%80%93-chapitre-2-rene/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 2: Rene'>Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 2: Rene</a></li><li><a href='http://jacksonlondon.fr/2009/09/rene-jouquart-super-prophete-%e2%80%93-chapitre-4-abdel-kader/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 4: Abdel Kader'>Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 4: Abdel Kader</a></li><li><a href='http://jacksonlondon.fr/2009/08/rene-jouquart-super-prophete-%e2%80%93-chapitre-3-les-disciples/' rel='bookmark' title='Permanent Link: Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 3: Les Disciples'>Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 3: Les Disciples</a></li></ol></p>]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://jacksonlondon.fr/2009/07/rene-jouquart-super-prophete-chapitre-1-la-genese/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>150$ de l’heure</title>
		<link>http://jacksonlondon.fr/2009/07/150-dollar-nouvelle/</link>
		<comments>http://jacksonlondon.fr/2009/07/150-dollar-nouvelle/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2009 05:45:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jackson</dc:creator>
				<category><![CDATA[Nouvelle]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://jacksonlondon.fr/?p=29</guid>
		<description><![CDATA[La vie n’est pas facile tous les jours quand on est un dinosaure détective privé établi juste sous le pont reliant Brooklyn à Manhattan.J’ai vu des choses que je n’aurais pas du voir, mais je suppose que c’est pour ça que je suis le meilleur. Ouais, je n’ai pas peur d’aller dans des endroits où [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La vie n’est pas facile tous les jours quand on est un dinosaure détective privé établi juste sous le pont reliant Brooklyn à Manhattan.J’ai vu des choses que je n’aurais pas du voir, mais je suppose que c’est pour ça que je suis le meilleur. Ouais, je n’ai pas peur d’aller dans des endroits où même les privés les plus téméraires n’osent poser un pied.</p>
<p>Les taudis de Dekalb avenue, les recoins mal éclairés de Spring Creek Park et même le quartier de Gravesend qui porte bien son nom, je les connais. Je les ai parcourus de long en large à la recherche des informations qui aideront mes clients. Ceux qui peuvent aligner les coupures de 100 sur la table. <span id="more-29"></span></p>
<p>Ma réputation dépasse bien évidemment les frontières de New York et les gens viennent me chercher de loin pour régler leurs affaires, résoudre leurs problèmes. Bien sûr à première vue mon apparence en déroute plus d’un&#8230; Apparemment les gens ne sont pas familiers avec les créatures du Jurassique, mais je sais leur expliquer à qui ils ont affaire. Je ne suis pas dans cette chaise à contempler les lumières de Manhattan de l’autre côté de l’East River pour rien.</p>
<p>J’ai fait mes preuves, il sufit de regarder les gros titres des journaux que j’ai agrafés à la va vite pour impressionner les sceptiques.</p>
<p>J’étais d’ailleurs tout à ma contemplation quand cette femme est rentré dans la pièce, l’air hagard. Bien sûr elle était blonde, et si nous avions été de la même espèce je peux vous dire que rester professionnel aurait été difficile.</p>
<p>“Etes vous mister Hktehr ?”</p>
<p>Elle s’exprimait avec un léger accent de Washington et sa main tremblait légèrement alors qu’elle la remettait dans la poche de son manteau de fourrure.</p>
<p>“ Ca se prononce Hkhkdedcer et oui. Que voulez vous ? Et soyez brève, cette cigarette me fait de l’oeil et je ne peux apprécier ma fumée que seul.</p>
<p>- Excusez-moi mister Hkhkdedcer. J’ai un cas à vous présenter. En effet voyez- vous mon fils Billy a peur&#8230;”</p>
<p>Je décidai de la couper net. J’avais entendu cette histoire des dizaines de fois auparavant. La bonne mère de famille terrifiée pour sa progéniture qui ne sait se défendre. Les ils de bonne famille sont incapable de jeter une bonne droite quand vient le moment. Un classique.</p>
<p>“Laissez-moi deviner. Une école. Un costaud, un vrai dur. Il ne laisse jamais votre fils garder l’argent de son déjeuner. Je me trompe ?</p>
<p>- Mais comment &#8230;</p>
<p>- Si vous êtes venue jusqu’ici vous devez connaître ma réputation. Je prends 150 dollars de l’heure plus les frais. Je ne dis pas que je suis bon marché, mais je vous assure que cette affaire sera réglée en moins de deux jours.”</p>
<p>Encore abasourdie par mon analyse de la situation la femme sortit deux photos de son sac à main en cuir. L’une était celle de son fils, Billy Turner. Six ans environ, les yeux bleus, le teint pâle et les cheveux blonds. Je ne put m’empêcher de laisser paraître un rictus devant ce freluquet. La deuxième photo était celle de la brute en question : Zach O’Reilly, sept ans et demi. Il avait tous les traits du petit tyran de cours de récréation. Des comme lui j’en avais déjà rencontrés des dizaines, ils se sentent au dessus de tout et ce n’est que quand on les tabasse à coup de pelle dans une impasse qu’ils réalisent à quel point leur vie est pathétique. Rien de tel que les voir pleurer et implorer pour leur survie.</p>
<p>Elle me donna également une adresse : l’école Saint Joseph, Downtown Manhattan, juste en face des quais du south ferry direction Staten Island. Je connaissait déjà le quartier. Tous ces zombies marchant sur le bord de l’eau en direction de leurs jobs minables</p>
<p>Tout en faisant défiler dans ma tête les noms de mes contacts actuellement dans cette école je saisis l’avance qu’elle me tendait. En cash bien sûr. Je laissait échapper un peu de feu de mes naseaux: je ne me lasserait jamais des liasses tendues. Cela la fit sursauter. Bien.</p>
<p>Le lendemain j’étais en planque près de l’école, guettant l’arrivée de Zach. Je n’eus même pas le temps de finir mon café qu’il était déjà là, le cartable à la main, déboulant à toute vitesse sur son skateboard flambant neuf sûrement payé avec l’argent de ses victimes.</p>
<p>Je le regardais s&#8217;engouffrer dans l’école. Pas d’empressement, je comptais calmement jusqu’à dix puis je lui emboîtais le pas. Timing parfait je me trouvais à une bonne distance de lui et je pouvais le suivre sans encombre alors qu’il se déplaçait entre les couloirs à la recherche de sa salle de cours.</p>
<p>Cependant tout à coup une des élèves présente dans les couloirs poussa un cri strident et me pointa du doigt :</p>
<p>“Un dinosaure ! Un dinosaure dans l’école !”</p>
<p>Promptement je lui plaquai ma patte sur la bouche et la saisi par le col pour l’entraîner dans la première pièce vide qui s’offrit à mon regard. A ce moment là je n’étais pas sûr si Zach m’avait remarqué. Si c’était le cas cette petite garce allait payer le prix fort&#8230; Je la poussai contre le mur et la soulevai a hauteur de mes yeux.</p>
<p>“Tu ne pouvais pas la fermer ? Je suis sur une affaire de la plus haute importance !</p>
<p>- Mais monsieur t’es un dinosaure ? Qu’est-ce que tu fais dans mon école ?</p>
<p>- On ne t’a pas encore appris à la fermer dans ta précieuse école ! Ecoute, je ne serais pas là longtemps et tu as intérêt à oublier que tu m’a vu aujourd’hui, c’est compris ? Pas la peine de réponde, je sais que tu as compris car tu sais ce qui pourrait t’arriver si ce n’était pas le cas.”</p>
<p>Pour illustrer mon propos j&#8217;assenai un monumental coup de queue sur une des tables tout en la fixant droit dans les yeux. Elle avait l’air d’avoir saisi l’idée et alors que je la reposait sur le sol elle détala.</p>
<p>Fort heureusement, Zach n’avait pas suivi cette mésaventure et il buvait tranquillement un soda adossé à un mur. Manque de chance pour lui, j’étais de mauvaise humeur et ce n’est qu’en sortant mon cran d’arrêt que je retrouvai le sourire.</p>
<p>On reste dans les rangs quand on est dans la ville du meilleur dinosaure détective privé de toute la côte est.</p>
<p>On reste dans les rangs.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://jacksonlondon.fr/2009/07/150-dollar-nouvelle/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
