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Jun/10
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La quete de la verite

fire

Je m’appelle René et la quête de ma vie est de rechercher la vérité.

Rien de très incroyable sur ce point, des meilleurs que moi s’y sont aventurés avec plus ou moins de réussite, mais je pense que j’ai toutes mes chances. Je ne suis pas plus bête qu’un autre et j’ai de bonnes chaussures.

Ma quête a commencé un 24 juin. J’avais tout d’abord essayé de regarder à gauche mais il n’y avait rien. Cependant en un instant je jetai mon regard à droite et j’y trouvai une piste plus solide. En avançant dans cette direction j’arrivais vite au bout de ma chambre. Bloqué par un mur… Ironique n’est-ce pas ?

Par le plus grand des hasards ce mur était muni d’une porte. D’un simple mouvement je pu en tourner la poignée et me retrouver dans le couloir. Après ça mes colocataires osent toujours me dirent qu’il n’y a pas de Dieu ! Comme je leur dis à ce moment là et comme je le répèterai à tous les sceptiques « il n’y a de Dieu que dans les choses qui font avancer l’ordre du jour, et ça même le dimanche ». Bien sûr ils haussent les épaules, mais les faits sont là : je me suis retrouvé dans le couloir.

Je sentais bien que je me rapprochais de la vérité. Le couloir entier avait un aspect bien particulier. Un aspect qui en ferait réfléchir plus d’un ! Les murs étaient verticaux et le parquet horizontal. Sans aucun doute un signe que tout est lié et que la vie n’est que la continuité de quelque chose de plus grand. Il ne me restait plus qu’à découvrir quoi.

A grands pas je sortais de chez moi et avant même d’avoir pu réaliser ce qui m’arrivait j’engageais la conversation avec la caissière du supermarché dans lequel je venais de rentrer. Apparemment il y avait d’incroyables réductions sur l’électroménager, mais elle n’avait aucune information sur la vérité. Elle eut tout de même l’amabilité de me dire de rentrer en contact avec le clochard qui faisait les poubelles à l’arrière du magasin.

Je la remerciai en lui offrant ma montre et me ruai vers la destination qu’elle m’avait indiquée. Effectivement j’y rencontrai Gérard, affalé sur le sol, apparemment extrêmement concentré sur le déchiffrage d’un emballage de croquettes pour chien. L’odeur d’alcool était omniprésente dans le local poubelle, mais je n’hésitais pas à m’adresser à lui.

Il interrompit sa besogne, l’air visiblement surpris. Cependant dès que je lui expliquai ma quête, ses yeux s’allumèrent d’une flamme sans pareil. Il se redressa, glissa dans une flaque de vin rouge. Il entreprit de ramper vers moi tout en marmonnant des insultes adressées à l’Eglise. Une fois à mes pieds, il trouva bon d’y régurgiter son dîner. Cela fait, il s’adressa à moi en ces termes:

« René, ton chemin est glorieux. Chacun sait que la vie a un sens caché. Chacun sait que les éléments ne sont pas du ressort des hommes. Eluard nous rappelle bien que nos ombres n’éteindront pas le feu, et c’est ainsi que la connaissance de notre ignorance est le premier pas vers de grandes choses. Tu recherches la vérité, je ne peux te la donner. Néanmoins il se trouve que je connais quelqu’un qui pourrait t’aider. Il s’agit de Dieu. »

Sa diatribe achevée il me regarda fixement. Ses grands yeux vitreux étaient suintant d’une avidité morbide hors du commun. Cette constatation ne fit que renforcer l’idée que j’avais qu’il s’agissait de l’homme de la situation: il me fallait approfondir cette piste à tout prix.

24
Mar/10
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Midi a Paris

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Jacques.

Voilà bien vingt ans que Jacques vit dans la capitale et à chaque fois qu’un ami étranger lui rend visite c’est toujours la même rengaine: « Tu as tant de chance d’habiter Paris, c’est la plus belle ville du monde ! ». Le tout est bien entendu accompagné d’exclamations devant les champs Elysées et de mâchoires tombantes devant le Louvre.

Dans de tels moments il a appris à hocher de la tête d’un air supérieur. Il faut bien justifier pourquoi il est prêt à débiter un loyer exorbitant pour vivre dans le centre de cette fameuse ville lumière. Une vue sur la tour Eiffel, tout le monde en rêverait… Lui il l’a. En bas de chez lui, une petite rue piétonne rajoute à cette atmosphère qui fait rêver ses visiteurs. Il faut dire que les stéréotypes s’y bousculent pour le plus grand plaisir des touristes. Il n’y à qu’à regarder le vendeur de fromage  qui, affublé d’un béret, hurle les dernières promotions aux passants flânants sur les pavés.

Ajoutez deux lettres à Paris et c’est le paradis clamait Jules Renard du haut de son début du siècle. Cette idée laisse un goût amer dans la bouche de Jacques qui aimerait traîner l’écrivain dans le métro qu’il doit prendre tous les matins. Comme beaucoup d’autres il se sent escroqué : qui aurait cru que ces deux lettres supplémentaires coûteraient si cher ?

En effet ce que Jacques se garde bien de dire c’est que, pour réussir à faire son trou ici, il a du abandonner ses envies de soupe à l’oignon et autre café bu en terrasse. A la place il doit subir la masse agglutinée dans les transports, chacun préoccupé par son petit destin économique. Il ne faut pas rater la fermeture des portes du métro, quitte à renverser cette petite vieille d’un coup d’épaule. Chaque minute compte jusqu’à la retraite !

Son travail est relativement intéressant. Il doit multiplier les heures supplémentaires pour contenter son chef, mais certains diraient qu’il a réussi professionnellement. Ses vêtements font d’ailleurs office de proclamation officielle de sa position sociale.

Cependant il lâcherait bien tout pour pouvoir porter un béret et jouer à la pétanque au parc Montsouris. Certains disent « clichés », lui il y verrait presque une réalisation personnelle. Est-ce un crime de vouloir ralentir le rythme de la capitale pour enfin la voir comme un étranger ?

A force de ressasser ses idées, il finit par s’arrêter en pleine rue. L’élément déclencheur fut l’église Notre Dame qu’il longe tous les matins pour se rendre au bureau. Il ne se rappelle même plus quand il s’est arrêté sur le parvis pour profiter de la vue.

Les bouquinistes sont là, leurs livres passent de main en main et Jacques est arrêté devant leurs petits stands, le regard dans le vague contemplant du coin de l’oeil le terrain de jeu des personnages de Hugo.

Il a du mal à respirer. Ce n’est pas la pollution qu’il ne sent même plus, mais plutôt sa cravate qui commence à lui serrer le cou plus que d’habitude.

Un gamin passe devant lui à vélo. Un passant le bouscule avec un air exaspéré devant son immobilisme – encore un putain de touriste.

Un peu plus loin Jacques voit son bureau. Il voit aussi très bien ce qui l’attend pour le reste de la journée et cela n’a rien d’enthousiasmant. S’enfermer dans une pièce. Tapoter sur un ordinateur. Avoir soixante-dix ans. S’exiler en province et mourir. Tout ça parait comme un gâchis quand on peut battre le pavé de Paris, grimper la butte Montmartre ou encore boire un verre de rouge le coude posé sur le zinc.

Sans même s’en rendre compte Jacques enlève sa cravate qu’il jette avec dédain. La veste de costume finit par accompagner la bande de tissu sur le sol.

Certains verraient une victoire dans ce petit tas textile sur la chaussée, mais Jacques est perdu. Il contemple ses vêtements la tête pleine de dîners parisiens, de pot-au-feu, de cigarettes savourées en terrasse et d’un air vague chanté par Piaf. En secouant la tête il se rend compte des possibilités de cette ville.

Les minutes passent avant de s’arrêter.

Jacques est soudainement tiré de sa torpeur par un son strident venant de sa veste sur le sol. Un reproche ? Non, bien sûr que non, c’est son téléphone qui l’arrache à sa rêverie. L’espace d’un instant il veut écraser avec force son appareil, le réduire en bouillie afin qu’il se taise.

Au lieu de ça, il se baisse lentement, s’agenouille, fouille ses poches et tire le portable d’une d’elles.     Réflexes presque mécaniques. Une fois décroché, il entend la voix de son patron.

Il est en retard.

Texte écrit dans le cadre d’un projet qui ne verra sûrement jamais le jour.

Thème: “Midi à Paris”

Dessin par Julien Lallevé

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Mar/10
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Combat

capitalisme

Aujourd’hui est le jour où je vais me lever contre l’oppression capitaliste dans son ensemble. Pendant des années je me suis laissé marcher sur les pieds par les grandes entreprises qui oppressent sans honte. Se détacher de l’immobilisme ambiant est mon but à présent. Je suis plus déterminé que jamais et rien ne pourrait m’arrêter. Le système n’est qu’un concept prêt à être déchiré.

J’en suis enfin convaincu.

Tandis que je rentre dans le magasin je ressent ce besoin de bouleverser, de choquer. Les produits s’étalent devant moi jusqu’à me faire vomir. Une véritable débâcle de consumérisme, déballant ses entrailles jusqu’à l’obscénité. L’abcès est exhibé à tous, en pleine rue. Toi aussi achète ton morceau de rêve en promotion.

La machine a déplacé les pulsions humaines vers l’assouvissement d’une envie vulgaire optimisée par des publicitaires. Il me faut la blesser en son sein.

Je marche vite entre les allées et me dirige vers mon but. Je suis venu en repérage ce matin, il n’y a pas d’erreur possible. En quelques foulées je suis déjà devant le rayon qui m’intéresse.

Rien n’a changé. Parfait.

Mes yeux scrutent rapidement les alentours à la recherche d’un des drones en uniforme qui pullulent ici. Rapidement l’un d’entre eux se présente à moi.

Hélas pour lui, je lui montre l’erreur d’étiquetage que j’avais repéré plus tôt et réclame une ristourne sur un rasoir électrique. Contraint, il n’a d’autre choix que d’accepter.

Voilà huit euros qu’ils n’auront pas.

La résistance commence.

Photo par Ricardo Martins

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Mar/10
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L’amour de Jesus

jesus

Je vous propose cette histoire :

La scène se situe dans un cabaret de New York. Toutes les fenêtres sont fermées à par celle située près de la porte. Elle laisse entrer une lumière blafarde. Seul au milieu de la pièce, un homme sue abondamment. Serait-ce la pression de la société moderne ?

Il contemple intensément un gigot. Quelles sont ses intentions ?

Soudain un ébéniste surgit de la brume. Nous connaissons tous sa profession grâce aux cales qu’il a sur les mains. Il attrape le gigot et commence à gesticuler avec fougue et érotisme.

Le premier homme entre dans sa danse. Rien n’arrêtera donc ce ballet d’outre tombe ?

C’était bien sûr sans compter sur la présence divine. Une droite bien placée détrône les danseurs abasourdis. Ils se retournent pour découvrir Jésus, la chemise déchirée. Il tressaute comme un bouquetin et disparait dans l’obscurité.

Les deux hommes comprennent le message et dévorent le gigot avec passion.

Qu’avons nous appris ?

1 – Les rues de New York sont peut être sûres la nuit, mais il n’en va pas de même pour les cabarets

2- Jésus à toujours le dernier mot

3- L’amour triomphera, si un gigot est en jeu

Quel message donner aux enfants ?

Un gigot de perdu

Deux hommes frappés par Jésus

Un amour retrouvé

La charcuterie fut consommée

Un point c’est tout.

Photo par babblingdweeb

Musique à écouter en lisant ce post: Bret’s Angry Dance

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Jan/10
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Journal de ses resistances

black_block

René est contre le système. Anarchiste de la première heure il se bat chaque jour contre une orde de comploteurs gouvernementaux assoiffés de sang. Tout du moins c’est sa théorie, et il la met en application dès le réveil. Grâce à mes contacts, j’ai pu acquérir un extrait de son journal personnel traitant de ses actions de résistance…

Lundi : Une fois de plus les commerçants de ma rue, capitalistes jusqu’à la moelle, avaient décidé de faire une opération promotionnelle. En signe de protestation je n’ai acheté qu’un pull rose à quinze euros.

Mardi : Réunion de bataille avec les camarades. Nous sommes arrivés à la conclusion que le monde libre était un mensonge, que la fraternité n’existait pas et que Pascal était incapable de s’occuper correctement du ravitaillement en biscuits apéritif.

Mercredi : Ma femme critique mon nouveau pull. Elle dit que le rose est une couleur ridicule. Je vois bien qu’elle ne fait que critiquer à demi mot la société de consommation… Je me dis que que ce mariage pourrait bien finir par marcher.

Jeudi : Manifestation devant la mairie pour faire valoir nos revendications encore à définir. Je pense que ma pancarte, une gigantesque photo de moi mangeant une pomme avec rage, a fait passer un message fort.

Vendredi : La police est venu chez moi. Apparemment j’aurais garé ma voiture à un endroit inapproprié. Ces fascistes n’ont pas compris que si j’ai laissé mon véhicule devant l’entrée de l’hôpital c’était simplement pour réclamer l’indépendance du Tibet.

Samedi : Je prépare des cocktails molotov pour mettre la ville à feu et à sang. Hélas les camarades arrivent et nous finissons par enflammer Pascal à la place.

Dimanche : Je me rend à la messe, je ne veux pas vexer les beaux parents.

Écrit à l’origine dans le cadre d’un concours. Thème: Résistances. Limité à 1 page. J’ai fini par envoyer un autre texte que je publierais ici si il n’est pas sélectionné

Photo: Philippe Leroyer

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Sep/09
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Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 4: Abdel Kader

René Jouquart: Super Prophète

Chapitre 4 – Abdel Kader

Abdel Kader, car tel était le nom d’Adbel Kader, était le plus grand des disciples. D’une part par sa taille qui dépassait la moyenne établie par certains d’entre nous, et d’autre part par son âme qui se révellait d’une grande aide lors des duels au pistolet de par le fait qu’elle se glissait derrière l’adversaire et lui donnait de petits coups de baton pour le déconcentrer.

Il choisi comme destination la ville de Grenoble car il y fesait bon vivre car le vent y soufflait par moment. Il décida de s’y rendre en trotinant sur une jambe car cela lui donnait plus de temps à méditer à sa rencontre avec l’ange de Dieu. Mais son voyage ne fut pas de tout repos. En effet, mis à part que le fait de trotinner sur une seule jambe n’est pas aisé, il rencontra le diable au détour d’un chemin de brousailles odorantes et ils eurent cette conversation qui est retranscrite dans son intégralité dans le livre des lamentations de ma gardienne d’immeuble :

Le diable surgissant de derrière un abricotier : Ooooh ! Je suis le diable !

Abdel Kader : Je vois ça, oui.

Le diable : Ne me crains tu pas ?

Abdel Kader, laconique : Evidement, mes parents m’ont toujours élevé dans la crainte de toute chose car ils étaient bons et souples. Mais je ne te crains pas plus que les balles perdues ou le basilic fermenté qui tua ma grand mère.

Le diable, troublé : Fichtre. Je t’apporte un message venu des plus profondes profondeurs de la Terre, ou je réside. Ne pars pas en quète pour Dieu !

Abdel Kader : Mais pourquoi pas ? Je n’ai rien à faire d’ici le mois prochain et je commence à peine à trouver mon rythme dans cette longue marche !

Le diable, désignant un bosquet : Regarde ce buisson. Il est en feu – car il l’était. N’est-ce pas un signe ?

Abdel Kader : D’après les didascalies ce n’est pas un buisson mais un bosquet. Quel démon es tu pour faire une si grossière erreur ?

Ce face à  face avec ses contradictions terrifia le démon qui retourna derrière son abricotier, penaud, laissant Abdel Kader triomphant et jubilant de sa victoire et de sa parfaite maîtrise de la langue française. Il regarda amplement la débacle de satan et repartit en se dandinant pour affirmer sa supériorité.

Il est à  noter que des témoins auraient vu le diable au cours de cette même journée et qu’il n’était alors que l’ombre de lui même, oubliant jusqu’à l’encre de feu pour signer ses pactes. Mais laissons le diable à ses mésaventures diverses et variées, ce ne sont pas nos affaires.

Après une longue marche, Abdel Kader arriva enfin à son but : Grenoble. Il y entra d’un pas décidé et bondissant et déclarant qu’il était le disciple du super prophète de Dieu et exibant son badge brodé main. Il attira ainsi l’attention de quelques autochtones qui étaient rassemblés autour d’un feu de poubelles. Ces derniers lui firent signe de venir se réchauffer avec eux, car il est vrai qu’il fesait plutot frisquet malgrès le soleil qui cognait dur. Une fois qu’il fut près d’eux, une vipère surgit du feu pour une raison qui lui est propre et s’arrocha à la main d’ Abdel Kader en émettant un son sourd. Les hommes pensèrent « C’est surement un signe qui nous montre que cet homme est un assassin ! », mais il ne dirent rien par respect de leur invité. La vipère, cependant, ne mordait pas Abdel Kader mais à la place chantait distinguement un morceaux des Daft Punk. Tous tombèrent donc à genoux en hurlant « C’est un Dieu ! », car ils étaient complètement stupides.

Devant un tel accueil Abdel Kader regarda à gauche, puis à droite. Il se gratta le crane à deux reprises puis regarda encore à droite (tout ceci est consigné dans les archives de la ville en cas d’attaque des allemands). Une fois ceci fait, il pointa son doigt vers les autochtones étalés par terre et leur dit ceci :

Abdel Kader, d’une voix tonitruante : Relevez vous car je ne suis pas un dieu !

La foule, à  l’unisson : Mais si tu n’es pas un dieu, comment explique tu le miracle de la vipère ?

Après quelques explications, tout le monde fut rassuré et ils reprirent une activité  normale, chacun en fonction de ses compétences et de son envie du moment. Mais la conversation n’était pas finie pour autant car le disciple ne s’était pas déplacé pour rien :

Abdel Kader : Je ne suis pas Dieu mais son envoyé venu de Paris ! Je vous apporte la bonne nouvelle de l’église Optimum.

La foule, toujours à l’unisson car ils s’étaient consertés avant de répondre : Oooooh, mais c’est un message bien sympatique ! Dis nous en plus et nous t’en serons reconnaissant à tout jamais.

Et voila Abdel Kader qui répète ce que René Joucart lui avait expliqué, lui même l’ayant entendu de l’ange de Dieu.

15
Aug/09
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Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 3: Les Disciples

René Jouquart: Super Prophète

Chapitre 3 – Les Disciples

Les disciples étaient au nombre de quatre. Il y avait Abdel Kader, fils de son père et de sa mère, Julie Duval, fille de ses parents, entre autres, et Florent Migou, fils de la DAS et plus si affinités. Le quatrième était un passant, mais il ne resta pas longtemps car il avait rendez vous chez le teinturier et que ce dernier ne tollérait pas de retards. Tous vivaient dans le même immeuble que le prophète, ce qui était une bonne chose pour l’intendance et plus particulièrement pour la lessive en commun du samedi.

Ils étaient tous rassemblés ici bas dans le but de passer le temps, ce qui est une cause plutôt noble si l’on se place de loin et que l’on se cache un œil avec la main droite. Une fois décrétés disciples, ils brodèrent des écussons proclamant cette fonction à la face du monde. Cela fait, ils écoutèrent l’histoire de René. Eblouis par tant de phrases, ils demandèrent à parler à l’ange. Abdel Kader négocia trois cent euros, mais les autres n’eurent rien. Pour expliquer ce fait, René s’exprima en ces termes :

« Si l’agneau ne dit pas la vérité, la pluie ne fera pas de distinction entre le semeur et la graine ! Sauf si bien sur la statue de l’homme est bienveillante et belle et rutilante et bien huilée. »

Devant tant de science, les jeunes ne purent que ne pas comprendre. Ils demandèrent donc à René pourquoi il parlait en paraboles. Ce à  quoi René répondit :

« En vérité je vous le dis, si le sourd n’entend pas ce que le prophète lui dit, c’est bien normal ! Mais si l’aveugle au royaume des muets ne voie pas la poutre dans l’œil du prochain agneau, alors il sera béni comme le fruit des entrailles de l’Homme »

Il faut dire qu’à ce moment là René était dans un état second. Certains appelleront ça l’illumination divine, d’autres préfèreront un « il était complètement stone » beaucoup plus terre à terre. Quoi qu’il en soit, René prenait son rôle très au sérieux. Après ces belles paroles, l’ange réapparut devant les yeux écarquillés, éberlués, clignotant et bondissant du prophète et de ses disciples. Content de son effet, il leur chanta leur première mission sur un air de jazz dépassé. Cette mission consistait à se rendre dans toutes les capitales du monde pour recruter des fidèles. Rien de bien original en somme.

Cependant l’ange décida d’y ajouter une clause de confidentialité pour préserver ses intérets et ceux des actionnaires et ce n’est qu’une fois tous ces papiers signés qu’ils partirent chacuns vers la destination de leur choix. Sauf Julie Duval qui devait sortir les poubelles et qui ne partit que quelques minutes plus tard en boîtant de la jambe gauche car elle trouvait que ça lui donnait un air distingué, d’où l’expression « Avoir la jambe de Julie pour moustache » qui désigne la plupart des hommes de grande stature portant un postiche.

Et ainsi commença la grande aventure du super prophète et de ses non moins louables disciples à travres le monde et plus encore encore s’ils ont le temps.

30
Jul/09
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Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 2: Rene

René Jouquart: Super Prophète

Chapitre 2 – René

René  Jouquart est un artisan de la région parisienne. Il fait marcher son petit commerce de boucherie grâce à sa volonté et ses connexions dans le milieu de la danse classique. Tout allait bien jusqu’au jour où Dieu le choisit pour être son Super Prophète.

Cela se produisit un soir de match du Psg. René était devant sa télévision à  recoudre distraitement un pièce de bœuf tout en regardant la partie quand un ange de lumière apparut devant lui …

Voici un petit résumé de l’épisode. Je n’inclurais pas les mimiques faciales du chien de René, Juky, qui se trouvait dans un panier au fond de la pièce.

L’ange, descendant du ciel, comme tout ange qui se respecte : O René ! Tu as été choisi par …

René, gesticulant: Tu es devant la télé !

L’ange : Mais je suis un ange …

René : Je vois bien ça. Tu aurais été éthéré que ça m’aurait bien arrangé !

L’ange : Ca ne t’étonne pas un minimum ?

René : Avec les temps qui courent …

L’ange, hurlant : RENE !

René : Oui ?

L’ange, plus bas : Ne répond pas, c’est juste pour faire un effet de style

René : Un effet de style ? Je suis en train de rater un match extrêmement important et môsieu fais des effets de style ?! Elle est belle la France !

L’ange : Je ne suis pas français

René : Je m’en fiche. Dis moi ce qui t’amène et vas t en que je regarde la fin du spectacle.

Sur ce, l’ange expliqua à René sa mission : créer l’Eglisium Optimum, la religion regroupant tous les peuples. Il expliqua également les buts et les aboutissements tout comme les divergences et la nécessité de parcimonie dans le choix des dates de récolte. Toutes ces informations informèrent grandement René, et son informationasitée n’avait alors d’égal que sa stupéfaction. L’ange, voyant que ces paroles avaient porté leurs fruits, fit signer un reçu de vision à René et partit rapidement par l’escalier prévu en cas d’incendie.

En fait René  était tellement abasourdi qu’il fallut que l’ange le rappelle sur son portable au moins 5 ou 6 fois avant qu’il décide de se lever.

Il faut noter le fait que l’ange avait laissé sa carte à René. Très jolie carte, avec une typo légèrement prétentieuse mais qui donnait tout de suite le ton. René le rappela donc avant de partir pour avoir plus de détails. Il négocia au passage plusieurs super pouvoirs de base des prophètes, un mois de congés payés et le pardon de ses pêchés. Content de son marché il abandonna ses biens matériels (sauf ses vêtements, il va sans dire qu’il n’allait pas laisser derrière lui son écharpe du Psg et ses mocassins en cuir imitation bois) et revendit ses actions. Une fois débarrassé de ce fardeau René démarra sa quête. En bas de son immeuble il trouva des jeunes en train de cracher sur le sol ou sur des personnes âgées, en fonction de la situation. Il leur s’adressa à eux en ces termes :

« En vérité je vous le dis, je suis René Jouquart, le super prophète de Dieu. Voulez vous me suivre dans ma quête ? »

Comme le temps était couvert, ils acceptèrent. René les béni selon les coutumes de l’immeuble puis  leur serra la main en hochant la tête d’un air entendu.

22
Jul/09
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Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 1: La Genese

René Jouquart: Super Prophète

Chapitre 1 – La genèse

Au commencement, il y avait la Terre, les Etats-Unis et la Bretagne. Entre tout ça, il y avait de l’eau, ou le néant, en fonction de si on était un mardi ou un vendredi. A part ça, il n’y avait pas de quoi s’occuper, même avec beaucoup d’argent.

Dieu était alors un bon gars d’environ 1m80. Il vivait sur la côte Est des Etats-Unis et aimait bien se balader dans les champs et fumer de l’opium en jouant au tarot. Mais un jour, il se rendit compte que tout cela était lassant. Alors il pris la décision de créer des choses ici et là.

Il commença par mettre des poissons sur la terre. Les poissons, bien sur, ne pouvaient pas respirer. Ils se donc réunirent en colloques et élirent un représentant syndical pour parlementer avec Dieu. Au cours d’un débat retransmis a la télévision, ils parvirent tous à un accord. Les poissons iraient dans l’eau, et Dieu vit que cela était bon.

Ensuite Dieu créa des montagnes qu’il plaça sur la 5ème avenue, entre le magasin de chaussures et la pizzeria kacher. Bien sur, vu que personne n’occupait les lieux il n’y eu pas de problèmes, et Dieu vit que cela était bon.

Mais la solitude commençait à peser à notre Dieu, alors il créa des bestioles en tout genre : Fourmis, lions, castors et pingouins. Il leur délégua la charge de créer d’autres espèces et il alla se coucher. A l’aube du jour après la veille, des animaux remplissaient la Terre, et Dieu vit que cela était mignon, surtout les bébés phoques et les chatons bondissants à travers la campagne. Il appela alors un prophète qui passait par la et lui donna le premier commandement  « TU NE TUERAS POINT DE BEBES PHOQUES ». D’autres suivirent mais il n’en reste que celui là était le meilleur, et de loin.

Et il retourna se coucher. Mais cela était une erreur car on était encore en début d’après midi. Les animaux voyant cela se réunir et décidèrent d’aller voir Dieu et de lui tenir ces propos : « Toi qui est Dieu, pourquoi vas-tu te coucher à une heure pareille ! ». L’intéressé fut bien gêné pour répondre à cette question, et il décida que les animaux n’auraient plus le droit à la parole. Il fit de même pour les poissons car leur délégué syndical réclamait une mutuelle dentaire.

Quelques années passèrent et Dieu recommença à tourner en rond. Il décida donc de créer la femme. Une fois cela fait, il inventa le mariage et les lits à baldaquins et il vit que cela était bon. Mais la femme se mis à avoir des opinions et à sérieusement prendre la tête de Dieu, alors il inventa le divorce. Manque de bol, la femme inventa le droit d’obtenir 50% des biens du ménage et hérita ainsi d’une moitié d’omnipotence et de pouvoir absolu. Elle créa donc l’humanité car il lui fallait quelqu’un pour faire l’arbitre dans les combats de coqs clandestins qu’elle organisait.

Une fois que tous les humains furent sur la terre, il restait encore quelques détails à fixer. Dieu créa donc les continents, mit de l’eau entre sans tenir compte de la parité des jours, et il vit que cela était bon même s’il fallait prendre l’avion pour aller voir si l’herbe était plus verte ailleurs.

Les humains étaient assez stupides car même si il fallait s’occuper du potage qui était resté sur le feu, il ne faisaient rien d’autre que courir en hurlant. Certains se tapaient même la tête sur les murs. Dieu créa donc les philosophes et il vit que cela donnait mal au crâne. Une fois que les hommes furent instruits des fondements de la philosophie moderne, il créa les prophètes pour détruire tout ça et  commencer son église.

Manque de chance, les prophètes ne furent pas tous d’accord sur la façon d’aborder le problème et chacun fit son église dans son coin. Dieu était alors trop occupé à regarder les courses de lévrier à la télévision pour superviser les opérations. Les années passèrent et Dieu, trop omnubilé par les programmes de qualité de la télévision hertzienne, laissait faire les choses.

Ce n’est qu’en 2005 en allant a la cuisine pour chercher des apéricubes qu’il découvrit la situation : beaucoup trop de religions, pas assez de fidèles. Il décida alors de détruire l’humanité, mais il se reprit en pensant à tout le travail que cela allait lui coûter, sans compter qu’il devrait se mouiller avec la Mafia portugaise. Et puis le prix du baril de pétrole était bien trop haut pour cela. Il envoya donc un Super Prophète en se disant que le superlatif ferait illusion.

Voici donc les aventures de René Jouquart, le Super Prophète.

La suite plus tard sur ce même blog

21
Jul/09
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150$ de l’heure

La vie n’est pas facile tous les jours quand on est un dinosaure détective privé établi juste sous le pont reliant Brooklyn à Manhattan.J’ai vu des choses que je n’aurais pas du voir, mais je suppose que c’est pour ça que je suis le meilleur. Ouais, je n’ai pas peur d’aller dans des endroits où même les privés les plus téméraires n’osent poser un pied.

Les taudis de Dekalb avenue, les recoins mal éclairés de Spring Creek Park et même le quartier de Gravesend qui porte bien son nom, je les connais. Je les ai parcourus de long en large à la recherche des informations qui aideront mes clients. Ceux qui peuvent aligner les coupures de 100 sur la table.