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Mar/10
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Fist: Mon poing, leurs culs.

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Mar/10
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Les gens dans le metro

Après plusieurs mois à me rendre au travail en métro, j’ai pu établir une liste précise de toutes la faune que j’ai pu y rencontrer.

Les gens qui n’ont aucune conscience de leur présence physique. Ces gens la ne se rendent pas comptent qu’ils ne se sont pas lavés depuis 3 mois ou bien qu’ils pèsent 243 kilos, ils vont donc se déplacer comme s’ils étaient des petites fées. Hélas – et c’est la que réside le drame – leur corps n’est pas à la hauteur de leurs ambitions et ils termineront immanquablement par se frotter à tout le monde, répandant sueur et huile sur les malheureux passagers.

Les gens qui ne sont pas pressés. Pour eux la vie est un grand champ de pâquerettes où s’enculent joyeusement tous les animaux de la foret. De leur point de vue, rester dans le métro est une expérience qui se placerait non loin de l’orgasme par fisting sur l’échelle des plaisirs interdits. Ils vont donc tout faire pour rester le plus longtemps dans les couloirs puant. Pour ce faire ils vont flâner sur le quai, dans les escaliers ou devant les portes. Le reste de la populace, pendant ce temps là, n’a qu’à attendre qu’ils se décident à dépasser le 3km/h afin d’éventuellement attraper leur métro pour arriver à l’heure au travail.

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Les gens qui veulent sortir du train qui roule encore. Cette caste particulièrement imbaisable est principalement composée de vieilles en manteau de fourrure ou de provinciaux stressés. Dès que l’on s’approche à moins de 500 mètres de leur gare de destination il sont soudainement pris de l’envie irrésistible de se placer juste devant la porte. Hélas, dans un train bondé la manœuvre n’est pas aisée. C’est donc à grand renfort de “pardon” et de regards excédés qu’ils vont se frayer un chemin vers la porte. Bien sûr ils auraient aussi pu attendre 8 secondes que les portes s’ouvrent pour éviter à tout le monde une incroyable envie de crever, mais ce serait rechercher la facilité.

Les gens qui s’assoient sur les autres. Ces personnes insupportables ont pour principale caractéristique le fait qu’ils n’arrivent pas à saisir que leur voisin de banquette a également le droit de vivre. Ils vont donc écarter les jambes, les bras et tout ce qui est écartable pour prendre le plus de place possible. Le pauvre qui devra subir un voyage aux côtés d’un tel personnage devra se plaquer contre le mur et éviter les coups de coudes balancés au hasard pendant que l’autre pianotera sur son iPhone.

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Les gens qui refusent de laisser sortir les autres de la rame. Le métro arrive dans la station, tout le monde a hâte d’en sortir, et la devant la porte ils trouvent une petite vieille hargneuse qui se fait un plaisir d’essayer de rentrer quand tout le monde essaye de sortir. Les choix à ce moment la sont le coup d’épaule violent au risque de la faire tomber pour qu’elle se rompe le ménisque ou bien crier PARDON jusqu’à ce que son sonotone envoie un message à son cerveau malade et qu’elle finisse par s’écarter. Ces deux solutions sont valides.

Les putains d’enculés de leur mère de gens trainant à Gare du Nord ou à Châtelet les Halles. Ces gens la mériteraient à eux seuls un billet. Ils représentent à eux seule ma haine du banlieusard. Puisqu’ils n’ont rien à faire de leur journée, ces erreurs de la nature ont pour principale occupation de venir dans des grandes gares parisiennes pour s’assoir dans les endroits les plus improbables (distributeurs de tickets, escalators, ascenseurs, tourniquets, escaliers…) afin de maximiser leur potentiel d’emmerdement de la population. Une fois en poste ils vont se battre entre eux ou avec des gens pris au hasard, ou bien crier de toutes leur force pour couvrir le son de leurs téléphones portables jouant des mélodies atroces.

Les provinciaux qui se plaignent que les gens ne se parlent pas et qui veulent changer ça. Il y a une bonne raison si je ne parle pas aux gens dans le métro la plupart du temps: il est tôt, je suis fatigué et je veux juste arriver au taf en essayant de récupérer les quelques minutes de sommeil qui me manquent désespérément. Je ne veux pas entendre la vie de quelques cas sociaux qui se disent qu’on est tous dans la grande famille de l’amour !

Bien sûr il y a aussi la jeunesse parisienne dorée et bourrée, les accordéonistes sans talent, ceux qui ne savent pas marcher à DROITE de l’escalator, ceux qui s’arrêtent de marcher soudainement sur le quai quand il y a 35 personnes derrière eux, les mecs qui ont mis bien trop de parfum, ceux qui auraient du en mettre plus, les groupes de 145 gosses en voyage scolaire…

La sentence pour ces gens ?

A lire en écoutant Tepr


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Dec/09
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La norme ou la loi du camouflage social

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Je viens de faire un nouveau pas vers la réussite de ma vie en la définissant. La réussite, c’est avoir sa petite maison à la campagne avec sa femme et ses enfants. Ajoute à ça un petit travail – n’importe quoi fera l’affaire – et tout ira bien. Ça c’est une bien belle vie. Elle est tout à fait parfaite.

Laisse moi t’expliquer.

Tu n’aime pas ton travail ? Personne n’aime son travail. Évite le chef et enterre toi dans un placard, n’ouvre la bouche que pour y faire entrer du café. Tu n’aimes pas ta femme ? Personne n’aime sa femme. Fait toi une raison et trouve toi une maîtresse. Avec un peu de chance ta moitié sera suffisamment compréhensive et tout ira bien. Sinon il faudra la battre. Ça aussi c’est normal, enfin selon l’Ipsos.

C’est ça la vie. Un point c’est tout.

Si tu es une femme, trouve toi un bon mari et fais des enfants. Tu pourras râler quand il rentrera tard du travail, c’est ce que les couples font. Vous vivrez tous les deux dans la même maison et vous dormirez dans le même lit même si vous vous détestez.

Prendre un peu de recul?

Avouer que la promiscuité vous mine peu à peu est un aveu d’échec. C’est le premier pas vers le divorce : ce sont les séries américaine qui l’ont dit sur TF1. Je dis TF1, mais bien sûr, il faut aussi regarder Arte une fois de temps en temps. C’est de la culture.

C’est bien la culture.

Le premier samedi du mois, c’est l’heure de faire de la sexualité. Tu n’as pas le choix c’est comme ça. Si vous ne le faites pas, que vont penser les voisins? Si tu arrive à accomplir le devoir conjugal plus souvent, n’oublie pas de prévenir tes amis. Montre leur combien tu es heureux. Il te faut traîner les médiocres dans ton sillon vers un avenir radieux!

Ton ami célibataire ne serait-il pas plus heureux si il était comme toi ? Bien sûr que oui. Essaye de le caser. N’importe qui fera l’affaire, l’important c’est de ne pas être seul. Il faut bien des participants aux soirées de couples!

La vie c’est dur, c’est de la merde. Alors pour que tout se passe bien, regarde ton voisin et fait pareil. Lui il a réussi à tellement bien rentrer dans la norme que tu n’avais même pas remarqué son existence. L’apogée d’un art du camouflage social, en somme.

Pour résumer, le sexe c’est le samedi car en semaine on est fatigué. Le vendredi c’est les courses à Auchan. Le dimanche c’est le repos bien mérité devant la télévision. Surtout regarde la série policière pour en parler avec tes collègues le lendemain. Le lundi, il faut dire que tu ne l’aime pas. Tu n’aime pas le lundi car tu dois quitter ta petite maison pour travailler.

Surtout n’oublie pas de te plaindre de ton chef toute la semaine. Ce salaud t’en veut forcément. C’est d’ailleurs à cause de lui que tu ne progresse pas. C’est lié à cette règle qui te permettra de vivre longtemps en te sentant heureux : ce n’est pas ta faute.

Plus tard, tu vieilli et tu dois faire face à d’autres problèmes. Achète toi de la crème anti-rides. Met tes parents à l’hospice. Rêve de tuer ton patron.

Une erreur dans le choix de ton partenaire? Divorcer? Tu n’y pense pas petit crétin! Change ta vie et elle tombera à l’eau! N’oublie pas que l’inertie est ton amie. Le divorce reste encore mal vu : que diront tes collègues? Et avec qui tu ira à la petite réception organisée par ton patron!?

Tu as juste le droit, à quarante ans, de craquer et de tout plaquer, car ça aussi c’est dans la norme. Ton avenir c’est attendre ce moment fatidique où ça sera enfin permis par la société de ne plus en pouvoir. Tu pourra même te mettre en arrêt maladie pour dépression avec un peu de chance! Depuis le temps que tu cotise…

Un futur radieux s’annonce donc à toi qui veut se fondre dans la masse. Les portes de la vie te sont grandes ouvertes, surtout ne fait pas de détour, tu risquerais éventuellement de ne plus pouvoir les repasser! Fonce droit vers cette oasis de l’encéphalogramme plat et restes-y. C’est ce que font les autres alors pourquoi pas toi? C’est ce que font les autres alors c’est ce que tu feras.

Un point c’est tout.

Crédit photo: Yulina Libkina

Ce billet vient de lesgenssontdescons.com, à l’époque écrit sous un autre pseudonyme. Je me suis également éloigné de la version originale

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Nov/09
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Comment on peut aimer ce sport?

Il ne se passe jamais rien et quand il se passe quelque chose c’est une erreur d’arbitrage…

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Nov/09
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Michel le commercial

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Michel est commercial. Il se sent donc supérieur aux autres pour une raison qui m’échappe. En effet sa journée consiste à être au téléphone avec Jean-Luc du service informatique ou bien Jacqueline des achats. Sa tâche principale est l’aspiration anale à base de formules cordiales et de sourires forcés.

“Merci bien monsieur, je reviendrais vers vous dès qu’en j’en saurais plus. Mes amitiés à votre femme”

Michel il a raison, il a fait l’Ecole Supérieur du Suçage de Culs (ESSC), il maîtrise le sujet et mérite son salaire. Tout ça lui donne le droit de regarder les gens comme vous de haut. Et puis il a l’expérience de la vie: 25 ans passés en banlieue parisienne… on en apprend des choses! Bien sûr, il y vit toujours. Chez sa mère. Ah ça fait des économies! Et puis comme ça à 30 ans il pourra s’acheter son pavillon de banlieu avec sa petite femme.

Il n’empêche que vingt cinq ans, c’est jeune, mais ça Michel n’est pas au courant. En effet il se comporte comme je compte le faire quand je serais complètement sénile Par exemple, pour lui, on ne parle pas aux serveuses comme à des êtres humains dotés d’un cerveau.

“Et elle peut m’apporter un petit café, hein? Et puis un petit ticket pour la note de frais!”

Ah ça Michel a tout compris. Il grimpe l’échelle sociale à toute vitesse, le jet pack enfoncé dans le fondement. Pas de problèmes: son costard Hugo Boss est le camouflage idéal, rien ne parait. D’ailleurs son uniforme de jeune cadre dynamique il va l’acheter en Allemagne.

“Moi de toute façon, une chemise à moins de 150 euros je ne la mettrais pas. C’est une question d’image tu comprend?”

On comprend bien Michel, t’en fais pas. Ce n’est pas parce qu’on est tous trop occupés à foncer dans le mur qu’on ne sait pas admirer ceux qui réussissent. Ceux qui gagnent. Ceux qui savent entretenir leurs réseaux à grand coup de déjeuners d’affaires où l’on fait semblant de s’intéresser aux dernières vacances de Paul-André, le directeur de Sogecap International.

En attendant qu’il réussisse enfin sa vie, moi, je le regarde s’agiter.

Ça occupe en attendant la fin du monde.

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Nov/09
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Elle est belle, la France !

“M. Éric Raoult attire l’attention de M. le ministre de la culture et de la communication sur le devoir de réserve, dû aux lauréats du prix Goncourt. En effet, ce prix qui est le prix littéraire français le plus prestigieux est regardé en France, mais aussi dans le monde, par de nombreux auteurs et amateurs de la littérature française. À ce titre, le message délivré par les lauréats se doit de respecter la cohésion nationale et l’image de notre pays. Les prises de position de Marie Ndiaye, prix Goncourt 2009, qui explique dans une interview parue dans la presse, qu’elle trouve « cette France [de Sarkozy] monstrueuse », et d’ajouter « Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux », sont inacceptables. Ces propos d’une rare violence, sont peu respectueux voire insultants, à l’égard de ministres de la République et plus encore du chef de l’État. Il lui semble que le droit d’expression ne peut pas devenir un droit à l’insulte ou au règlement de comptes personnel. Une personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se doit de faire preuve d’un certain respect à l’égard de nos institutions, et de respecter le rôle et le symbole qu’elle représente. C’est pourquoi il lui paraît utile de rappeler à ces lauréats le nécessaire devoir de réserve, qui va dans le sens d’une plus grande exemplarité et responsabilité. Il lui demande donc de lui indiquer sa position sur ce dossier, et ce qu’il compte entreprendre en la matière.”

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Ah ouais…

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Nov/09
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La vraie vie en banlieue parisienne

La banlieue est un bien triste endroit. Je le sais, j’y vis actuellement.

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Bon, bien sûr on est encore loin de la province: on peut aller à la capitale le week end avec la carte navigo si on est étudiant. On regarde les gens bien habillés et on va danser en boîte jusqu’à 20h30 pour ne pas louper le dernier RER. Le reste de la semaine on a le plaisir de voir la faible lumière du phare de la tour Eiffel éclairer les barres HLM remplies de junkies et de prostituées gabonaises.

Malgré tout, la banlieue c’est l’enfer.

Pour vous, je vais me rendre sur le terrain, mon petit carnet de notes à la main, et vous présenter la banlieue parisienne.

Je pousse la porte et me retrouve dans le couloir sombre de mon immeuble insalubre. Il s’agit d’un bloc de béton construit il y a 30 ans et que seule la peinture et la haine font tenir debout. Quelques rats passent entre mes jambes. Fort heureusement j’ai pensé à revêtir mes rangers, car la moindre morçure de ces abomination me donnerait à coup sûr le sida ou pire.

J’enjambe le clochard endormi dans son vomi. C’est le vieux Marcel, il vit la depuis 28 ans maintenant. J’ai du mal à imaginer sortir de chez moi sans sentir son odeur putride. Certains disent qu’il est mort, mais je crois que je l’ai vu bougé lundi dernier… de toute façon ce n’est pas mon travail de le sortir de là.

Je me rend discrètement vers les escaliers. Je dois à tout pris éviter que mes voisins m’entendent, lors de ma dernière rencontre avec eux cela avait failli dégénérer. Au cas ou je sors mon couteau de chasse et ma bombe lacrymogène. J’espère ne pas avoir à les utiliser. Tout à coup un hurlement me fait sursauter. Fort heureusement ce ne sont que les locataires du dessus qui se battent, comme à leur habitude. Les enfants doivent être sur le pallier, à pleurer, comme d’habitude. Insupportable.

Je passe devant l’ascenseur. Plus personne ne l’utilise depuis le meurtre du gardien le mois dernier. Il faut admettre que l’odeur de mort est toujours très forte et que le sang colle sous les chaussures. Dans une semaine ou deux cela devrait s’améliorer, ce n’est pas la première fois, tout le monde a l’habitude maintenant. Et puis notre nouveau gardien est plus plus sympa à présent, je ne vais pas me plaindre.

Voilà les escaliers. J’entends les voix des groupes de jeunes qui sont installés dans la cage d’escalier 24 étages plus bas. Je sais qu’il va y avoir confrontation mais il faut que je sorte. Marche après marche je descend lentement. Je dois prendre toutes mes précautions pour ne pas tomber dans la pénombre car lumière a été coupée récemment. Elle attirait les drogués à la méthamphétamine.

Soudain j’entends ma chance: c’est la vieille du 4ème qui sort de chez elle! Je la reconnais au frappement lourd de sa canne sur le béton que je peux habituellement entendre depuis mon appartement. Je dévale les quelques étages qui me séparent d’elle. Quand elle est en vue nous sommes au deuxième étage. Je la vois frissonner au moment d’arriver dans le hall. Elle n’entend plus rien depuis que son petit fils lui a percé les tympans à coup de cutter, mais elle sait que les jeunes sont là à attendre.

Elle commence à accélérer le pas et tente de passer devant cette jeunesse désœuvrée. Hélas pour elle, ils l’attrapent par le bras et commencent à la frapper à coup de coude dans les yeux. Dès que j’entends les cris, je sais que c’est le moment. Je me précipite dans le hall en hurlant, mon couteau à la main. Très rapidement je me rend compte que tous les jeunes sont autours de la vieille. Ils n’ont que 13 ans mais ils ont hérité de la rage de leurs grands frères et je ne tiendrais pas longtemps contre eux. C’est vraiment ma veine que la vieille les occupe, ils n’ont qu’un rapide regard vers moi tandis que je cours de toutes mes forces vers la sortie.

Me voilà dans la rue. Une fois à bonne distance de mon immeuble je m’arrête quelques secondes pour regarder autour de moi. Un bus est en train de brûler à l’horizon, c’est beau. Je prendrais bien une photo mais ce n’est pas le moment. En effet à ma droite je vois déjà une dizaine de jeunes s’approcher doucement de moi. J’esquisse un signe de gang avec mes deux mains, j’espère que c’est le bon… Ils m’ont vu et me font signe de continuer. J’ai eu de la chance, si je m’étais trompé c’était la mort assurée.

Je dois me rendre au supermarché pour acheter de quoi tenir un mois. Bien sûr le supermarché est à plusieurs kilomètres et les transports en commun ne passent plus par ici depuis que tous les conducteurs du bus ont été violés lors de la fameuse “nuit de la matraque tendue” de 2008. Je vais devoir prendre ce qu’on appelle “le covoiturage de banlieue”.

D’ailleurs je n’ai pas à attendre, un gamin passe déjà sur son scooter, il doit avoir 11 ans. Il n’est pas accompagné et que très légèrement armé. J’arrache un morceau de béton du bâtiment le plus proche et lui lance au visage alors qu’il passe près de moi. Sans me vanter, je suis assez bon à ça. Il chute en plein milieu de la route et se fracasse le crane contre le bitume. Les jeunes du gang m’ont vu et applaudissent. Certains tirent en l’air avec leurs uzi pour marquer leur contentement.

Je saute sur le scooter et part aussi vite que possible car le petit se relève déjà. Il a les oreilles qui saignent abondamment mais s’il survit et me reconnait je risque de gros problèmes.

En route je passe devant toutes sortes de groupes a pleine activité: les drogués se piquent, les jeunes volent, les vieux meurent… Je n’ai pas le temps de m’arrêter pour faire plus d’observations car ralentir signifierais perdre mon scooter. Cependant je vois se profiler l’attraction de la région. Je n’ai pas eu de distractions depuis des mois, je ne peux résister à l’envie de jeter un œil.

C’est un combat de rue organisé par la mairie. Il me semble qu’une centaine de personne est déjà là!

Sur scène les deux équipes sont déjà en train de se battre: Les clochards contre les pit-bulls. Un des clodo est déjà au sol. Pris de convulsions il s’étouffe déjà avec sa langue pendant qu’un chien lui déchiquètte la jambe gauche. Ses amis essayent de l’aider mais hélas ils sont tous en sous nutritions et le chef d’équipe est complètement anémique. Le seul qui pourrait se battre est le gros Moktar, mais il ne va pas faire long feu. Au vu de ses yeux porcins jaunis, je peux déjà dire qu’il a abusé de la boisson. D’ailleurs ça ne manque pas, il se met à vomir sur sa veste déchirée tout en hurlant des insultes au chien qui lui a attrapé la main.

Ça c’est du grand divertissement! Je ne m’étais pas autant amusé depuis l’année dernière où j’avais pu me rendre à la capitale et  rentrer dans un cinéma! Évidemment, toutes les bonnes choses ont une fin et je dois me remettre en route quand les chiens commencent à se ruer dans la foule.

Après une longue demi heure de route j’arrive enfin dans le quartier où il me sera possible de trouver de la nourriture.C’est le quartier huppé de la banlieue. C’est ici que les petits bourgeois viennent pour mourir.

A peine entré dans la ville je me fait faucher à pleine vitesse par un tir de barrage de flash balls. Des policiers étaient embûchés dans le faussé et se sont empressés de me mettre au sol pour m’interroger. A 80 kilomètre heure, la chute ne fait pas du bien, mais j’ai l’habitude. On n’est pas à un traumatisme crânien près dans mon quartier!

Pendant que je crache du sang les policiers vérifient mes papiers. Fort heureusement je suis blanc et mon casier est vierge, ils me laissent donc passer avec seulement un avertissement. Il faut tout de même savoir qu’un “avertissement” est un grand coup de matraque dans les genoux… j’ai donc un peu de mal à rejoindre le supermarché, surtout que mon scooter est désormais complètement inutilisable.

Sur le chemin je passe entre les maisons des habitants. Ils sont tous à la fenêtre à me regarder. La plupart d’entre eux ont la quarantaine, les yeux bouffis et violacés par leur ulcère à venir. J’en vois un qui me hurle de trouver du travail… enfin c’est ce que je devine car sa bouche est remplie de chips au beurre. D’ailleurs il n’a même pas le temps de terminer ses insultes car sa femme, une jeune russe, se présente derrière lui. Bien sûr il ne loupe pas l’occasion de la frapper avec violence en vomissant sa haine sur elle. Dégoûté, je vois les morceaux de beurre jaillissant de sa bouche difforme et s’écrasant sur le visage de la pauvrette.

Je doute que je puisse arriver au super marché dans cet état, mes genoux me font souffrir au plus haut point. Je m’assois par terre pour quelques secondes. Le problème du rapatriement de la nourriture me vient à l’esprit mais je l’éloigne d’un mouvement de la main et me met à pleurer.

Voyant celà la brigade citoyenne s’empresse d’appeler les forces de l’ordre. Bien sûr cela ne suffit pas à leur soif de sang: enfermés dans leurs pavillons à regarder TF1 à longueur de journée, ils ne rêvent que de casser de la racaille et c’est leur chance. Ils sortent un à un de chez eux. Leurs cheveux gominés par la crasse brillent au soleil. J’essaye bien de me relever, mais mon genoux me lâche et je m’écrase comme une masse à leur pieds.

Je pense que les 12 chinois à qui je sous-loue mon salon devront attendre un peu avant de recevoir leur ramens…

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Crédit photo: Philippe Leroyer et Nicolas Perriault

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Oct/09
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Brouter de belles filles

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Vu sur facebook. On peut même devenir fan!

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Oct/09
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On vit dans un bien beau pays

«Si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez pas à avoir peur d’être filmé. Lorsque vous faites vos courses au supermarché, lorsque vous retirez de l’argent au guichet ou que vous utilisez les transports en commun, vous êtes déjà filmés. Qui cela dérange-t-il ?»

Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur, 9 septembre 2009

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Nous sommes en décembre 2012. Le petit Billy a maintenant 16 ans (il était temps qu’il grandisse) et trouve enfin la force de sortir de son lit pour se rendre au lycée. Il fait près de -10 degrés, hélas il doit renoncer à l’écharpe et au bonnet qu’il adorait porter il n’y a même pas quelques mois.

En effet depuis quelques semaines déjà l’état à mis en place l’uniforme citoyen. Cette nouvelle mesure préconise que chaque personne doit éviter de porter des vêtements amples ou de dissimuler son visage. Cela a pour but d’éviter toute dissimulation d’arme et de ne pas gêner la reconnaissance faciale utilisée par les caméras de surveillance. C’est donc la tête nue qu’il se dépêche de rejoindre sa classe.

Il voit ses amis Jean-Bob et Michel sur le trottoir d’en face. Il les rejoindrais bien mais dans ce cas là ils seraient plus de trois, ce qui mènerais sans doute à des problèmes car ils entreraient dans la catégorie “gang organisé” et risqueraient de se faire arrêter au prochain checkpoint. En parlant de checkpoint, le voilà qui se profil au loin.

Il y a quelques mois il aurait enfoncé ses mains dans ses poches, monté le volume de son iPod et traversé en espérant qu’on le laisse tranquille. Hélas il avait du renoncer à sa musique car il ne pouvait plus payer les frais mensuels de solidarité avec les artistes. Cela ne valait plus le coup, et de toute façon depuis que son père a été envoyé en prison pour 3 ans après avoir téléchargé quelques mp3 il ne pouvait plus se permettre ce genre de luxes.

A vrai dire son père n’avait pas téléchargé de mp3, la faute revenait au petit Billy lui même. Il avait gravé un CD qu’il avait donné à son copain Rachidou qui l’avait mis en ligne lui même. La Haute Autorité avait eu vent de cet affaire et avait retracé l’échange jusqu’à la maison de Billy. Le père avait bien entendu pris la faute sur lui, ne voulant pas que son fils finisse en maison de correction.

Enfin il fallait bien vivre, et ce n’était pas facile. La mère de Billy, rédactrice freelance sur quelques sites internet de mode, avait beaucoup de difficultés à trouver le temps de se rendre à la bibliothèque pour utiliser leurs ordinateurs et se tenir au courant des nouveautés puis envoyer ses articles. En effet avec la condamnation du père, leur connexion à internet avait été coupée. Cela n’arrangeait rien à leurs problèmes…

Enfin Billy arrive au checkpoint.

” Bonjour, rien à déclarer?

- Non, je n’ai pas mon iPod aujourd’hui.

- Bien, répondit le policier d’un air distrait tout en passant son scanner sur le bras de Billy afin de confirmer son identité.”

Alors que Billy entame de s’en aller, l’homme de loi l’attrape par le bras.

” Jeune homme? Les caméras du 14ème arrondissement vous ont détecté hier soir. Cependant d’après notre système cela ne fait pas parti de vos chemins habituels. Que faisiez vous là bas? Qu’avez vous à dire pour votre défense?

- J’étais à une petite soirée entre amis, nous ne sommes pas restés longtemps, je vous assure.

- Pas longtemps? D’après les caméras vous y êtes restés 4 heures. De plus un des citoyens de l’immeuble vous a dénoncé car vous avez fumé une cigarette au balcon.

- Quoi? Non, je ne fume même pas! Enfin il y a un an j’ai fumé ma première cigarette avec des amis, mais depuis que le tabac a été interdit je n’y ai plus touché!

- Est-ce que vous pouvez le prouver? Avez vous implanté le mouchard du gouvernement dans votre bras?”

Ce mouchard avait été développé il y a quelques temps par une firme amie du gouvernement, Bwogue. Le but était de détecter l’ingestion de toute substance illicite par le porteur. Depuis l’abolition de la présomption d’innocence c’était devenu le seul moyen de prouver sa bonne foi en cas d’accusation. Hélas ce mouchard était tout à fait incompatible avec certaines personnes, principallement les personnes présentant des problèmes de coeur. Une commission avait démontré que les vibrations électromagnétiques du mouchard pouvaient, sur le long terme, multiplier les risques d’attaque cardiaque par 100.

L’avis de la commission avait alors été contrecarré par une deuxième commission sous la direction de Bwogue et le produit avait été mis en vente dans tous les supermarchés de France.

“Non, je n’ai pas le mouchard. Mon grand père est mort d’une crise cardiaque et mes parents ne veulent pas prendre le risque.

- Quel risque? Il n’y a pas de risque, ça a été démontré par la seconde commission. Bref, je ne suis pas ici pour discuter. Suis le donc cet homme, il t’accompagnera dans la cellule où tu passera les 72 premières heures de ta garde à vue. A partir de là vous pourrez demander un avocat afin de …”

Billy ne l’écoutait déjà plus. Il savait bien qu’un avocat ne lui serait d’aucune utilité dans cette situation. Il devra purger sa peine de 3 mois. Enfin, valait mieux être pris avec de la drogue qu’avec des MP3 piratés. Il avait bien fait de jeter son iPod.

Et puis de quoi se plaignait il, la criminalité n’était elle pas en baisse?

Je pense que ce qui est le plus important dans chaque existence, c’est l’espérance, et ce quels que soient son âge et son parcours. Peu importe à la rigueur la manière d’espérer.

La République, les religions, l’espérance, Nicolas Sarkozy, éd. Éditions du Cerf, 2004 (ISBN 2-266-15708-6), p. 40

Crédit photo: http://www.flickr.com/photos/diodoro/ / CC BY-NC-ND 2.0

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Aug/09
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Les bourgeois [Classic]

Qu’est-ce qu’un bourgeois ?
Beaucoup de gens les définissent comme étant des gens plus riches que la moyenne et qui aiment se rouler avec amour dans des liasses de billets en fouettant leurs esclaves prolétaires avec une délectation malsaine.

D’autres préfèreront dire qu’un bourgeois est quelqu’un qui a tellement d’argent qu’il ne sait plus qu’en faire, cela l’amènant à dilapider ses nombreux biens en achetant des chevaux pur sang pour les abattre et se rouler dans leur chair putride, les yeux injectés de sang et la bave aux lèvres.

On retiendra de cette croyance répendue que les bourgeois aiment se rouler dans des choses… bien sûr tout ceci est vrai, mais la masse populaire est encore loin de la cruelle et surprenante vérité qui se cache derrière cette caste ignoble qu’est celle des bourgeois.

Le premier signe caractéristique du bourgeois est son nom. Il reflète la puissance de sa famille et de ses ancêtres. Personne ne peut s’estimer bourgeois sans au minimum une bonne quinzaine de particules. Comment reconnaître un nom de bourgeois ? Je vous laisse répondre à ce petit test car il s’agit d’un billet interractif de très haute qualité :

Bourgeois ou pas bourgeois ?
1 – Timmy Michilou
2 – Charles-Hubert-François de la Chartreuse Françoise Midien faite Sainte Claviotte Bourguignon de la Haute cote de Maupassant sur Chapelle Divine sir Dieu du Jésus mac Dread von Kartfunkel de Bavière côte du Rhone Missionnaire lord Kenington de Passmandie chevaliers de la Vengeresse Chaste Domaniale du Sud de Bretagne
3 – Abdou N’Bongo

Réponses :
1 – Pas bougeois
2 – Bourgeois
3 – Ahahaha, un peu de sérieux voyons

Ensuite, un bourgeois est quelqu’un qui habite dans une maison gigantesque. Il y vit avec sa famille bourgeoise, ses enfants bourgeois et son chien bourgeois. Les murs sont dorés à la feuille et les meubles sont tous de style victorien. D’ailleurs quelle sous race pourrait vivre dans un autre cadre ?

En se déplaçant parmis les colonades, le bourgeois aime contempler son image reflétée par ses nombreux miroirs. Il admire avec délectation son immense péruque poudrée et son grain de beauté sur la joue tout en caressant son chat afgan de son gant en soie. Il apprécie également combien son maquillage en poudre de bébé phoque fait ressortir son tein.

Le bourgeois se nourrit exclusivement de nourriture de marque. Pas de “pate à tartiner” pour lui ! Il achète des tonnes de Nutella qu’il étale dans la salle prévue à cet effet – la salle Nutella – pour les déguster sur des blinis. Bien sûr, le bourgeois va également souvent au restaurant car il apprécie la beauté de la présentation des plats de homard fourré au caviar sur son lit de foie gras.

Le bourgeois ne travaille pas. Très peu pour lui ! Ses ancêtres ont suffisement “travaillé” à exploiter les sous races que sont les prolétaires (dans des usines) ou le tiers état (dans les champs). Des centaines de milliers d’individus inférieurs sont morts pour lui permettre aujourd’hui de vivre dans l’opulence, en contemplant la déchéance du monde à travers ses lunettes Gucci édition spéciale en platine incrustées de becs de condors d’Alaska.

Il passe donc ses journées à deviser avec d’autres bourgeois sur le fait que la politique de l’état n’est pas assez adaptée à ses besoins en terme d’importation d’or fin. Lors de ces discutions il respecte un code très précis sur les bonnes manières (parler en vieux français, par exemple), et paye des dizaines de valets pour rire à ses boutades.

Mettons nous dans l’ambiance pour l’exemple qui suit. Imaginez des clavecin entonnant une rythmique digne des plus grands compositeurs (Mozard, Beethoven, Steeve Estatof), des dizaines de bourgeois en pantalons bouffants et un lustre au plafond dominant la scène.

“Comment fait on ramper les pauvres ?
- Je ne sais point, Théodore ! Faites nous donc nous esclaffer cher ami !
- Et bien c’est très simple, jettez un billet de 500 euros par terre et regardez les se vautrer dans la fange !
- Ah ah, c’est si spirituel cher Théodore. Riez, esclaves !
- Ahahahaha !
- Je suis fort aise de constater tout ce déploiement de respect de la part de cette caste si peu fortunée.”

Les relations du bourgeois avec les autres couches sociales de la population sont assez houleuses. En effet, du fait de sa position il s’octroie le droit de les mépriser allègrement. C’est ainsi qu’on pourra souvent voir des bourgeois à l’arrière de leur callèche, traversant les banlieux difficiles en jettant leurs détritus par les fenêtres pour que les pauvres s’en repessent.

Car le bourgeois aime se sentir utile à la société, et ce même si il la méprise ! Il a déja donné 20 euros à solidarité sida et va à des dîners de charité en faveur de pensionnats catholiques. La populace devrait s’estimer heureuse d’être sous la houlette de si généreux philanthropes !

Mais derrière cette façade se cache la face cachée (cachée derrière la façade s’entend – la face) de l’iceberg immergé !

Tout à fait: les bourgeois font tous partit d’une société secrète. Et là, chers lecteurs, retenez votre souffle car la dure vérité va vous prendre à la gorge comme un clochard affamé voulant vous assassiner pour voler vos reins !

Et oui, il s’agit de la “Societus Bourgitus Supremas”. Ils se réunissent tous les premiers mardi du mois pour décider du sors de la race humaine autour de petits fours et de coupettes de don Perignon. En effet, leur pouvoir d’achat est tellement important qu’ils supplantent les gouvernements – masses pseudos démocratiques en mal de reconnaissance – et les autres complots secrets (sionistes, franc maçonique, UMPique, facebookiste…).

C’est ainsi qu’ils décidèrent de renforcer le réchauffement climatique pour détruire les pauvres qui n’ont pas ingéré leur antidote secret permettant de respirer du dioxyde de carbone. Ils ont également lancé le sida pour détruire les continents trop “colorés”.

Mais cela n’est que des petits exemples actuels. Les bourgeois d’antant ont débuté les guerres mondiales, détruit l’Atlantide et brûlé Jeane d’Arc !

Maintenant que vous connaissez la vérité, vivez dans la peur, sauf si bien sûr vous êtes un rentier d’une célèbre famille d’industriels…

Billet extrait du blog disparu “lesgenssontdescons.com”, écrit originellement par Jackson London.