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Rene Jouquart: Super Prophete – Chapitre 4: Abdel Kader
René Jouquart: Super Prophète
Chapitre 4 – Abdel Kader
Abdel Kader, car tel était le nom d’Adbel Kader, était le plus grand des disciples. D’une part par sa taille qui dépassait la moyenne établie par certains d’entre nous, et d’autre part par son âme qui se révellait d’une grande aide lors des duels au pistolet de par le fait qu’elle se glissait derrière l’adversaire et lui donnait de petits coups de baton pour le déconcentrer.
Il choisi comme destination la ville de Grenoble car il y fesait bon vivre car le vent y soufflait par moment. Il décida de s’y rendre en trotinant sur une jambe car cela lui donnait plus de temps à méditer à sa rencontre avec l’ange de Dieu. Mais son voyage ne fut pas de tout repos. En effet, mis à part que le fait de trotinner sur une seule jambe n’est pas aisé, il rencontra le diable au détour d’un chemin de brousailles odorantes et ils eurent cette conversation qui est retranscrite dans son intégralité dans le livre des lamentations de ma gardienne d’immeuble :
Le diable surgissant de derrière un abricotier : Ooooh ! Je suis le diable !
Abdel Kader : Je vois ça, oui.
Le diable : Ne me crains tu pas ?
Abdel Kader, laconique : Evidement, mes parents m’ont toujours élevé dans la crainte de toute chose car ils étaient bons et souples. Mais je ne te crains pas plus que les balles perdues ou le basilic fermenté qui tua ma grand mère.
Le diable, troublé : Fichtre. Je t’apporte un message venu des plus profondes profondeurs de la Terre, ou je réside. Ne pars pas en quète pour Dieu !
Abdel Kader : Mais pourquoi pas ? Je n’ai rien à faire d’ici le mois prochain et je commence à peine à trouver mon rythme dans cette longue marche !
Le diable, désignant un bosquet : Regarde ce buisson. Il est en feu – car il l’était. N’est-ce pas un signe ?
Abdel Kader : D’après les didascalies ce n’est pas un buisson mais un bosquet. Quel démon es tu pour faire une si grossière erreur ?
Ce face à face avec ses contradictions terrifia le démon qui retourna derrière son abricotier, penaud, laissant Abdel Kader triomphant et jubilant de sa victoire et de sa parfaite maîtrise de la langue française. Il regarda amplement la débacle de satan et repartit en se dandinant pour affirmer sa supériorité.
Il est à noter que des témoins auraient vu le diable au cours de cette même journée et qu’il n’était alors que l’ombre de lui même, oubliant jusqu’à l’encre de feu pour signer ses pactes. Mais laissons le diable à ses mésaventures diverses et variées, ce ne sont pas nos affaires.
Après une longue marche, Abdel Kader arriva enfin à son but : Grenoble. Il y entra d’un pas décidé et bondissant et déclarant qu’il était le disciple du super prophète de Dieu et exibant son badge brodé main. Il attira ainsi l’attention de quelques autochtones qui étaient rassemblés autour d’un feu de poubelles. Ces derniers lui firent signe de venir se réchauffer avec eux, car il est vrai qu’il fesait plutot frisquet malgrès le soleil qui cognait dur. Une fois qu’il fut près d’eux, une vipère surgit du feu pour une raison qui lui est propre et s’arrocha à la main d’ Abdel Kader en émettant un son sourd. Les hommes pensèrent « C’est surement un signe qui nous montre que cet homme est un assassin ! », mais il ne dirent rien par respect de leur invité. La vipère, cependant, ne mordait pas Abdel Kader mais à la place chantait distinguement un morceaux des Daft Punk. Tous tombèrent donc à genoux en hurlant « C’est un Dieu ! », car ils étaient complètement stupides.
Devant un tel accueil Abdel Kader regarda à gauche, puis à droite. Il se gratta le crane à deux reprises puis regarda encore à droite (tout ceci est consigné dans les archives de la ville en cas d’attaque des allemands). Une fois ceci fait, il pointa son doigt vers les autochtones étalés par terre et leur dit ceci :
Abdel Kader, d’une voix tonitruante : Relevez vous car je ne suis pas un dieu !
La foule, à l’unisson : Mais si tu n’es pas un dieu, comment explique tu le miracle de la vipère ?
Après quelques explications, tout le monde fut rassuré et ils reprirent une activité normale, chacun en fonction de ses compétences et de son envie du moment. Mais la conversation n’était pas finie pour autant car le disciple ne s’était pas déplacé pour rien :
Abdel Kader : Je ne suis pas Dieu mais son envoyé venu de Paris ! Je vous apporte la bonne nouvelle de l’église Optimum.
La foule, toujours à l’unisson car ils s’étaient consertés avant de répondre : Oooooh, mais c’est un message bien sympatique ! Dis nous en plus et nous t’en serons reconnaissant à tout jamais.
Et voila Abdel Kader qui répète ce que René Joucart lui avait expliqué, lui même l’ayant entendu de l’ange de Dieu.
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1:39 pm on September 3rd, 2009
Mais d’où te vient toute cette inspiration débordante ?
3:42 pm on September 3rd, 2009
La drogue principalement. Plus serieusement (?), la bible!