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L’interview de Mitchel MacFist
Interview de Mitchel MacFist, grand acteur de talent. L’entrevue a été réalisée en technicolor par Jackson London en présence d’un huissier de justice, maître Jean-Michel Pamplemousse.
Jackson London: Bonjour monsieur MacFist et merci de nous recevoir dans votre villa de Santa Barbara. Ma première question portera sur votre immense carrière cinématographique. Vous avez traversé les époques tel une épée traverse les époques. Comment expliquez vous cela?
Mitchel MacFist: Je pense que tout a commencé lors de ma plus tendre jeunesse. En effet à cette époque déjà j’aimais l’art de la comédie ainsi que la lecture des grands classiques de la littérature anglaise. Voyez vous, monsieur London, je suis un homme de lettres. Je suis également un homme de parole… et qui êtes vous pour juger?
Quoi qu’il en soit, à l’âge de 17 ans je me lançais la tête la première dans ma carrière d’acteur. Je tournais avec brio “MacFist va au restaurant“, “Les aventures vénériennes du professeur Love” et “La cruche n’est pas faite pour marcher“.
Les honneurs pleuvaient et j’avais le monde à mes pieds. Chacun de mes pas était fait d’or et mes lauriers étaient les plus gros du quartier. Les badauds s’arraitaient souvent dans la rue, jettaient un coup d’oeil par dessus la palissade de cèdre qui entourait mon jardin et s’exclamaient “Oh, mais que ces lauriers sont gros!”. Je vous assure.
Cependant tout cela ne pouvait pas durer éternellement…
A 23 ans j’ai du renoncer au monde du show business que je trouvais alors trop superficiel. De plus ma deuxième femme venait de me quitter et je m’étais découvert un fort goût pour l’alcool et le crack. Beaucoup ne s’en serait jamais relevé vous savez? Mais je n’étais pas comme les autres, je me servi de mon addiction pour rebondir et je tournais en moins d’un an les films que beaucoup ont qualifié de géniaux: “Papa mange un gâteau“, “Jésus n’est pas mort pour rien” et bien sûr le grand classique “Une bite dans la bouche et trois dans le cul” .
C’est à cette époque que je décidais de voyager. Je pris le premier avion pour l’Afrique et je n’arrêtais plus de me déplacer pendant les dix années suivantes.
Vous savez, les équipes de tournage devaient même me suivre pour tourner les scènes prévues. C’est d’ailleurs -anecdote amusante- pour cela que “Songes autour d’un chandelier” a été tourné dans les rues de Bombay, Paris, New York et Bogota alors que cela devait être un huis clos intimiste en Provence.
JL: C’est ce que beaucoup ont appelé votre “période romantique”. Pouvez vous nous en dire plus?
MMF: Effectivement, je le peux.
JL: Impressionnant. Quelques années plus tard, nous sommes en 2006 et vous avez 67 ans… j’ai bien envie de demander: Alors? Ça va?
MMF: Oui ça va très bien.
Maître Jean-Michel Pamplemousse: Tout ce que vous avez dit a été enregistré monsieur MacFist! Vous devrez en répondre devant un tribunal. Votre règne de terreur est enfin achevé! Arrêtez le messieurs!
MMF: Mais comment pouvez vous me faire ça, ordure! Nous avions partagé notre ration de survie au Vietnam! Rappelez vous à quel point nous étions proches!
MJMP: Vous aurez tout le temps de réfléchir en prison quand vous vous ferez violer par les rats et mordre par votre camarade de cellule, un grand frisé nommé Mitch. C’est fini.
JL: Merci de nous avoir accordé cette interview, au revoir et à la renvoyure, Arthur.
MMF: C’est Mitchel.
JL: Au temps pour moi.
Publié dans Minute le 10 juin 1992 sous le pseudonyme “Tueur de noirs”.


4:26 am on July 22nd, 2009
Perso j’avais adoré la version originale de 1BdlBe3clC. Beaucoup plus de poils et d’animaux.
7:24 am on July 22nd, 2009
Un grand homme que ce monsieur McFist merci pour cette interview.
Mais a mon avis “Les aventures vénériennes du professeur Love” reste son meilleur film.
7:52 am on July 22nd, 2009
J’invoque les esprits de Jean-Luc Godard et de Louis Jouvet ! MMF est le nouveau grand réalisateur de ce nouveau siècle, avec Wong-Kar Wai et Éric et Ramzy.
5:16 pm on July 30th, 2009
Personne n’arrivera jamais au niveau de Eric et Ramzi… je n’ose meme pass imaginer le chef d’oeuvre s’ils reprennaient “Les aventures vénériennes du professeur Love”